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mercredi 17 mai 2017

La Sangha des Êtres Nobles et nous







La Sangha des Êtres Nobles et nous






     Quand on devient bouddhiste, on prend refuge dans le Bouddha, dans le Dharma et dans la Sangha. En fait, quand on est bouddhiste, on prend aussi refuge dans le Bouddha, dans le Dharma et dans la Sangha le plus souvent possible. Le Bouddha est à la fois la personne qui a initié le mouvement bouddhiste il y a deux mille cinq cents ans, et l'incarnation du but à atteindre, le Plein Éveil du sommeil de l'illusion. Le Dharma est la Voie du Bouddha qui conduit à devenir cet être pleinement éveillé. La Sangha est un mot sanskrit qui signifie « communauté ». Dans le contexte bouddhique, ce terme recouvre deux notions distinctes que l'on a souvent malheureusement tendance à confondre. Le terme Sangha peut soit désigner la communauté des bouddhistes (parfois tous les bouddhistes, parfois une communauté plus restreinte de bouddhistes avec une identité ou une localisation plus précise), soit la communauté des Êtres Nobles.

mardi 16 mai 2017

L'appétit et la joie de vivre





L'appétit et la joie de vivre





   « Tu as le droit de tuer un animal pour t'en nourrir à condition que ta joie de le manger soit plus grande que la joie qu'il avait à vivre ».


dimanche 14 mai 2017

Une conscience universelle






     Est-il possible que toutes les consciences et toutes les vies proviennent de la même conscience universelle ? C'est la question qu'on m'a posé récemment. Pour certains penseurs, la conscience universelle se diffracte dans les consciences individuelles qui, elles-mêmes, se diffusent en énergie vitale partout dans le monde et crée les animaux, les plantes, les champignons et les humains, tout ce qui vit sur Terre et ailleurs.

dimanche 30 avril 2017

Penser la Sangha





Penser la Sangha





       Je me souviens d'une conversation qui remonte à presque quinze ans maintenant où j'expliquais à un ami que, dans le bouddhisme tibétain, il y a une retraite de trois ans, trois mois et trois jours qui est un sorte de passage obligé pour devenir lama (souvent, cette retraite est accomplie plusieurs fois par les pratiquants). L'ami m'a tout se de suite répondu : « Mais comment est-ce qu'on justifie une retraite de trois ans, trois mois et trois jours sur un curriculum vitae ? ». Cette question peut paraître saugrenue dans une perspective sociale. J'imagine que des pratiquants du bouddhisme tibétain entendant cela estimeraient qu'il s'agit là d'une réaction très matérialiste et très carriériste, méprisable du point de vue de l'idéal de renoncement et de détachement prôné par les grands maîtres tibétains.

      Mais pour ma part, je ne trouve pas cette objection sans intérêt. Il est facile de discourir sur l'idéal de renoncement, mais il est beaucoup plus difficile de le vivre au jour le jour. Surtout cette question pose frontalement le rôle social que peuvent avoir les pratiquants du Dharma dans les sociétés modernes européennes ou occidentales. Le renonçant tibétain ne se soucie certes pas de son plan de carrière, mais la société entière soutient son projet de vie. Sociologiquement, il a une raison d'être dans sa société tibétaine. Mais un moine ou un ascète bouddhiste en Occident ? Est-il si facile de tomber dans la marginalité complète simplement parce qu'on a envie de pratiquer le Dharma pour le bien du plus grand nombre ?


     Je pense que les penseurs bouddhistes en Occident n'évoquent jamais cet aspect social des choses. Ils réfléchissent toujours à la méditation sur un plan strictement individuel. Bien sûr, ils évoquent la compassion et l'altruisme pour autrui. Mais c'est toujours sous l'angle d'une démarche morale individuelle. Ils se soucient très peu de ce que vivent les jeunes intéressés par le Dharma sans le sou et sans perspective d'avenir. Pourtant il seraient intéressant de s'interroger sur ces questions. Comment trouver sa place dans une société occidentale alors qu'on passe ses journées en méditation ? Peut-on pratiquer intensivement le Dharma et revenir à une vie normale ensuite, ou est-on condamné à vivre dans la marginalité ? Il me semble que c'est une erreur majeure si notre but est de répandre le message et la pratique du Dharma. 



mardi 25 avril 2017

Macron




Macron




    Dimanche 23 avril, le premier tour des élections présidentielles françaises a vu la victoire d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen. Évidemment, pour la gauche radicale et l'extrême-gauche, c'est une grande déception : le projet de Jean-Luc Mélenchon a été recalé dans les urnes. On ne peut que le regretter bien sûr, mais néanmoins il faut garder les yeux rivés sur les deux semaines à venir et empêcher que l'extrême-droite s'impose au second tour et n'emporte la présidentielle.

        Alors bien sûr, pour la gauche, le programme libéral de Macron n'est pas folichon. Macron incarne la trahison libérale de François Hollande, et le ressentiment à son égard est très vif à gauche. Au point de mettre sur un pied d'égalité Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Et c'est là que cela en devient gênant. Bien sûr, Macron est un candidat proche du monde de la finance, mais les gauchistes sont-ils bêtes à ce point pour croire que Marine Le Pen est vraiment la « candidate du peuple » (comme elle le prétendait dimanche dans son discours de victoire) ? Croient-ils vraiment que Macron et Le Pen, ce soit la même chose ?

        Aux États-Unis, Hillary Clinton a perdu contre Donald Trump, notamment parce que la gauche radicale qui soutenait Bernie Sanders n'a cessé d'attaquer Hillary Clinton et de la calomnier en permanence, alors qu'elle était aux prises avec Trump. Conjuguée à la force de dénigrement des trolls sur internet, cela a été fatal à Clinton. Faut-il nécessairement reproduire le scénario américain en France ? Quand je regarde tout ce qui se publie sur les réseaux sociaux, la plupart des attaques et des critiques s'adressent contre Emmanuel Macron. Je suis désolé, mais c'était au premier tour qu'il fallait critiquer Macron. On sait ce qu'il est. On sait comment les médias l'ont soutenu. Mais il se trouve que maintenant il y a un choix à faire pour le peuple français entre le candidat Macron et la candidate Le Pen. Et force est de constater que Marine Le Pen, elle aussi, est proche du milieu des patrons et de la finance. Elle aussi ne fera rien pour sauver les emplois et la sécurité sociale, malgré ses discours où elle prétend défendre le petit peuple de France. Marine Le Pen est tout autant soumis à l'oligarchie que ne l'est Macron, mais dans les commentaires de mes contacts de gauche et d'extrême-gauche, on ne fait que taper sur Macron. Est-ce là une attitude responsable ? Avez-vous vraiment envie de Marine Le Pen arriver à la tête de la République Française ? Avez-vous vraiment envie de voir la victoire de la haine et du racisme ?


       Il faut bien comprendre qu'en politique on ne fait pas toujours le choix pour le meilleur. Parfois il faut accepter qu'il va bien falloir choisir entre le pire et le mauvais. Et la seule attitude responsable est de choisir le mauvais. À charge alors à ceux qui contestent le libéralisme de Macron de continuer la lutte après cette élection présidentielle dans les urnes (aux élections législatives) ou dans la rue pour contrecarrer les réformes libérales que compte mettre en place Emmanuel Macron.




Frédéric Leblanc, le 25 avril 2017












   



dimanche 23 avril 2017

Le rythme de l'amour

Être heureux, rendre heureux, voilà le rythme de l'amour.

Sri Nisargadatta Maharaj

samedi 22 avril 2017

Quand dire, c'est prendre refuge







Quand dire, c'est prendre refuge





    Dans mes études de philosophie, j'avais été fortement marqué par la pensée de John Langshaw Austin. On ne peut pas dire que j'ai beaucoup étudié la philosophie analytique à l'époque : l'université dans laquelle je me trouvais était malheureusement beaucoup plus braquée sur la philosophie continentale, la phénoménologie, la déconstruction et la pensée '68. Mais j'ai assisté un peu par hasard à un séminaire sur une controverse entre Searle et Derrida à propos d'Austin. Nous étions deux à ce séminaire avec le prof spécialiste de philosophie analytique... Mais j'avais trouvé cela extrêmement stimulant, surtout dans la mesure où cela enrichi ma conception de la philosophie bouddhique.

lundi 17 avril 2017

Le cerveau et l'esprit






Le cerveau et l'esprit





    Quel est le rapport entre le corps et l'esprit ? Les neurosciences contemporaines ont forcé les philosophes à adapter à l'air du temps cette vieille question qui hantent les débats depuis si longtemps. La question est désormais : quel est le rapport entre le cerveau et l'esprit ? Le cerveau, cette portion du corps, se distingue-t-il de l'esprit ? Ou l'enveloppe-t-il complètement ?