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lundi 4 novembre 2013

Végétarisme/véganisme : articles & essais


Mes articles & essais autour du végétarisme et du véganisme

        Dans le cadre de ce blog, je ferai peu de distinctions entre le végétarisme et le véganisme. Officiellement est "végétarien" celui qui s'abstient de manger des cadavres d'animaux, que ces animaux soient des mammifères, des oiseaux, des reptiles ou des poissons. (Rappelons donc à ce propos que manger du poisson n'est pas végétarien). 

        Est "vegan" ou "végétalien" par contre celui qui s'abstient de consommer tous les produits animaux. Donc, en plus des animaux tués, le ou la vegan s'abstient de lait, de produits laitiers, d'oeufs, etc. Remarquons que, dans la langue française (mais uniquement dans la langue française), on fait parfois une distinction entre végétalien et végan. Le végétalien étant une attitude alimentaire, tandis que le vegan s'abstiendrait aussi de porter des vêtements provenant de l'exploitation animale (refus donc du cuir et de la laine) et de toutes activités qui reviendrait à exploiter des animaux (aller au zoo, participer ou être le spectateur d'une corrida, etc...). On attend aussi du vegan une activité beaucoup plus militante. Notons qu'en anglais ou en néerlandais, on n'a que le mot "vegan" et qu'on n'y fait pas cette distinction entre "vegan" et "végétalien". 

      Personnellement, je définirais le végétarisme comme la volonté et l'effort concret de végétaliser au maximum son alimentation. Selon cette acception, le végétarisme est l'application souple de ce principe, tandis que le véganisme en est l'application stricte.

       Rappelons enfin que s'abstenir de viande ou de poisson est une excellente chose, mais que l'élevage, notamment dans sa dimension d'élevage industriel, est la cause d'une énorme souffrance pour les animaux. Il faut savoir que l'on retire les veaux à leur mère dès la naissance afin que la vache puisse produire plus de lait, ce qui engendre énormément de souffrances tant pour le veau que pour la mère suite à cette séparation cruelle et déchirante. Le véganisme est donc tout à fait cohérent dans le cadre d'une éthique de la non-violence, de la lutte contre la cruauté et les souffrances absurdes et inutiles, une éthique fondée sur la bienveillance et la compassion envers tous les êtres sensibles.   

On pourra aussi consulter mes articles qui touchent de manière plus générale à la libération animale ici.



      Quel est le lien entre le bouddhisme et le végétarisme ? Quels sont les motivations qui poussent un pratiquant bouddhiste à s'abstenir de viande et d'autres produits animaux ? Comment comprendre la règle dite des "trois puretés" qui permet aux moines vivants d'aumônes à manger de la viande dans certaines conditions ? En quoi l'attitude face au végétarisme varie-t-elle entre ces deux doctrines de l'ahimsa que sont le bouddhisme et le jaïnisme ? Quel est le message du Soutra de Jîvaka par rapport à la consommation de la viande ? Comment faut-il interpréter le schisme provoqué par Devadatta ?

           Réponse aux objections de Kryss : voir la réponse ainsi que la seconde réponse

  • Être bouddhiste implique-t-il d’être végétarien ? : voir le texte
      Dans son livre « Le bouddhisme, une philosophie du bonheur ? », Philippe Cornu relativise les arguments en faveur du végétarisme et défend la consommation de la viande. Il défend l'utilisation de la viande dans les cérémonies tantriques. L'article est donc une réfutation de ses arguments et la défense du végétarisme et de la bienveillance à l'égard des animaux au sein du Dharma.



         Développer sa vision de l'interdépendance de tous les phénomènes nous amène à reconsidérer la production et la consommation de la viande.
     Le philosophe antispéciste Yves Bonnardel s'affirme comme anti-humaniste, voyant dans l'humanisme un rejet de la condition animale. L'humanisme est-il pour autant nécessairement une forme de mépris envers l'animal ? N'y a-t-il pas des penseurs humanistes qui ont mis en doute cette tendance à placer l'homme sur le piédestal de la Création et renvoyer les animaux à leur bêtise et à leur bestialité ? Montaigne en est peut-être le plus grand exemple. Et n'y a-t-il pas aussi dans l'humanisme une dimension de progrès et d'égalitarisme qui doit finir nécessairement par toucher les animaux?








  • L'ABANDON DE LA VIANDE SELON LA TRADITION ZEN : VOIR LE TEXTE     

         "N'abandonnez pas la viande, laissez la viande vous abandonner"








    Récemment j'ai participé à un débat entre végétariens et véganes sur la question de la production des œufs. Une végétarienne se demandait pourquoi exactement les véganes ne mangent-ils pas d’œufs, si ceux-ci sont recueillis dans de bonnes conditions. Cela a entraîné un débat assez vifs, surtout entres les véganes eux-mêmes. Je me suis dit alors que la question était suffisamment riche pour essayer de structurer mes arguments dans un texte suivi.


  • Vers un monde végane - lentement mais sûrement
      1ère partie

      Le chemin vers un monde végane passe-t-il par la promotion du flexitarisme ? Faut-il encourager les gens à réduire progressivement leur consommation de viande et de produits animaux et à végétaliser de plus en plus leur alimentation ? 



        Le Bouddha  interrogé par Jîvaka sur la question de savoir si un moine mange ou non de la viande. Non-violence, amour, compassion, joie et équanimité sont la base morale qui guide le moine bouddhiste dans sa relation à la nourriture.





      Gary Yourofski est un militant bien connu et très zélé de la cause animale. Il a donné des conférences dans le monde entier sur le véganisme et la condition animale. Ses vidéos sur le net où il fait l'apologie d'un mode de vie végan avec énorme de force de conviction connaissent un énorme succès. Récemment, ses textes ont été traduits en langue française par (voir son site :http://garyyourofskytraductionfrancaise.blogspot.be/). Un passage a retenu mon attention car il est emblématique d'une certaine mentalité très vivace chez nombre de végans quand ils parlent des végétariens.




     Manger les œufs de la poule qui vit dans notre jardin et que l'on traite avec bienveillance et respect, manger de la viande que l'on a trouvé dans les poubelles selon une éthique "freegan" qui lutte contre le gaspillage de la société végane, manger un animal renversé par une voiture sur la route, tout cela ne contribue en rien à alimenter la souffrance animale et l'exploitation animale. Est-ce vegan pour autant ? Gary Francione pense que non. Il invoque le "fait symbolique" de manger un animal où l'on accepte implicitement que l'animal puisse être de la nourriture ou une ressource alimentaire. J'estime pour ma part que ces actions ne vont pas à l'encontre de l'éthique et l'esprit du véganisme. 


Gary Francione et la moralité selfie


     Je voudrais réagir ici à un article de philosophe américain antispéciste Gary Francione. L'une des spécialités de Gary Francione est de s'en prendre agressivement aux mouvances de libération animale qui ne font jamais assez bien selon lui leur travail de défense de la cause animale. Rien que le titre de l'article donne la teneur de l'article : « La moralité selfie, la pourriture morale de la cause animale »1. Francione revendique une position radicale au sein de la libération animale. Pour Francione, la seule position morale cohérente par rapport à l'exploitation animale est le véganisme éthique. Il rappelle inlassablement l'injonction : « Go vegan » (devenez végane). En soi, je ne peux que louer cette incitation à devenir le plus tôt possible végane dans l’intérêt des animaux. Mais Francione ne s'arrête pas là : tous les véganes qui encourageraient les non-véganes à végétaliser progressivement leur alimentation sont impitoyablement condamnés. Francione les accuse de participer à l'exploitation animale, d'être spécistes et de de ne pas être de véritables véganes. Il en découle une grande agressivité dans le chef de Francione et les adeptes de Francione, qui n'hésitent jamais à vous insulter de « spéciste » et toutes sortes nom d'oiseaux.






     Dans un article très récent daté du 4 décembre intitulé « There is no third choice », l'activiste et philosophe abolitionniste Gary Francione nous explique qu'il n'y a que deux choix possibles : soit on se participe au système qui exploite les animaux, soit on n'y participe pas. En clair, soit on est végane abolitionniste et on est un gentil, soit on n'est pas végane abolitionniste et on est donc un méchant. Évidemment, « ne pas être végane abolitionniste » ouvre un champ très vaste de personnes dans la société : cela va du mangeur de viande invétéré, de l'aficionado qui ne raterait pour rien au monde une corrida au flexitarien qui essaye de manger moins de viande. Mais dans la tête de Gary Francione, cela comprend également les végétariens qui n'ont pas encore cessé de manger des œufs et des produits laitiers, mais aussi les véganes welfaristes. Tous sont logés à la même enseigne : ils participent honteusement à l'exploitation animale. On navigue dans l'extrémisme pur et dur, et je pense qu'il est important de dénoncer le discours de Francione parce qu'il est très en vogue dans les milieux de la libération animale et qu'il crée des dissensions inutiles et néfastes au sein de ces mouvances.



     Dans une chronique sur Europe 1, Raphaël Enthoven ne voit pas de lien entre le mangeur de viande et l'ouvrier qui maltraite les bêtes dans l'abattoir du Vigan (images révélées par l'organisation 214). Malheureusement, il y a bien un lien ! La "viande heureuse" n'est jamais rien d'autre qu'un mythe. C'est une faute morale que de manger de la viande, et s'en abstenir est définitivement une vertu qui devrait, pour bien faire, s'étendre et se généraliser à l'ensemble de l'humanité.






Citations autour du végétarisme et du véganisme



Plutarque:  -Pour quel motif ?
                     être sensible à la vie animale

Ovide : Vous avez le blé

Matthieu Ricard : - Un mouton n'est pas un tabouret qui de se déplace
                                  - "S'occuper aussi des animaux" ici.

Jeremy Bentham: peuvent-ils souffrir ?



Marquis de Sade

- Sade et les animaux  1ère partie  -  2ème partie

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