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samedi 6 août 2016

Nanti d’un seul œil

Nanti d’un seul œil j’ai appris
à fêter la vision, cet œil un peintre,
cet œil une monstrueuse caméra charnue
incapable de s’arrêter de tourner dans l’obscurité
où il voit son imagination privée.
L’œil minuscule voit le cosmos supérieur.




Jim Harrison (1937-2016), A la recherche des petits dieux (In Search of Small Gods, 2009)












     Voilà un poème intéressant de Jim Harrison. Œil. Vision. Célébration de la vision. Perception & imagination. Perception & création. Perception & re-création. Perception & impression. Comme une caméra qui ne peut pas s'arrêter de tourner et de figer les ombres incessantes sur sa pellicule dans l'obscurité du monde. L’œil, cette chose, cette organe, brillante apothéose de l'évolution millénaire des espèces avec le cerveau qui l'accompagne dans la vision. L’œil pourtant minuscule globe qui imprime sur sa rétine infinitésimale l'immensité de l'univers, qui donne à contempler le souffle coupé la voûte céleste, le cosmos et le chaos.








Michael Shainblum






With only one eye I’ve learned
to celebrate vision, the eye a painter,
the eye a monstrous fleshy camer
which can’t stop itself in the dark
where it sees its private imagination.
The tiny eye that sees the cosmos overhead.















J'ai trouvé ce poème de Jim Harrison ici


Voir aussi : 






Voir toutes les citations du "Reflet de la Lune" ici.



Jim Harrison - photographie d'Erik Petersen






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