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mercredi 24 juin 2026

Parler d'amour



Est-ce que parler philosophiquement de l'amour en essayant de comprendre ce phénomène rationnellement et en le soumettant à une analyse pointilleuse tuerait l'amour en lui ôtant sa saveur, son mystère, son importance dans nos vies ? Telle est la question que se pose Ruwen Ogien dans son essai « Philosopher ou faire l'amour » : « Le philosophe, avec ses concepts abstraits et ses schémas de pensée généraux, peut-elle saisir ce qu'il y a de charnel, de sensuel, d'émotionnel, de particulier dans chaque histoire d'amour ?1 »


Certains philosophes estiment que non : la philosophie n'a finalement pas grand chose de pertinent à dire sur l'amour. La poésie, les romans, les films, la chanson sont des moyens beaucoup plus riches de parler d'amour, car justement dans ceux-ci, on ne cherche pas à décortiquer analytiquement l'amour, mais simplement à en rendre compte et à évoquer ce que l'amour suscite dans le sujet aimant.


Ruwen Ogien, lui, ne partage pas du tout ce point de vue. L'amour n'est pas une sorte d'exception irréductible par rapport à toutes les autres questions existentielles. « Personne ne semble penser que la nostalgie, la finitude ou l'ennui conduira nécessairement à appauvrir ces sentiments, à les remplacer par des généralités intellectuelles. Personne ne semble croire que réfléchir rationnellement sur la souffrance ou la solitude aboutira à les faire disparaître de nos vies (...). Pourquoi n'en va-t-il de même avec l'amour ? Pourquoi cette exception ? À mon avis, elle a pour origine le fait que, selon certains philosophes, la connaissance de l'amour doit être aussi intuitive, spontanée, émotionnelle que l'amour lui-même2 ».


Il me semble pour ma part que la réticence à voir analyser l'amour au même titre qu'une autre question existentielle comme la mort ou la solitude vient de la fragilité de l'amour, surtout quand celui-ci rentre en contradiction avec la raison, les bonnes mœurs, la réputation et ce qui semble logique de faire pour un honnête homme. Que faire quand notre cœur nous dit une chose et la raison une autre. On connaît la célèbre diaphore de Blaise Pascal dans les Pensées : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » (Lafuma 423, Sellier 680).


On m'objectera que, quand ce vieux janséniste de Pascal parlait de « cœur », il faut entendre « amour de Dieu, amour de la religion ». Certes. C'est absolument évident, quand on cite le passage en entier, et pas seulement le célèbre aphorisme avec une photo de coucher de soleil sur une plage paradisiaque sur une page Instagram pour midinette romantique : « C'est le cœur qui sent Dieu et non la raison. Voilà ce qu'est la foi. Dieu sensible au cœur, non à la raison. Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point : on le sait en mille choses. Je dis que le cœur aime l'être universel naturellement et soi-même naturellement selon qu'il s'y adonne, et il se durcit contre l'un ou l'autre à son choix. Vous avez rejeté l'un et conservé l'autre. Est-ce par raison que vous vous aimez ? »


Pour autant, ce contresens sur la citation de Blaise Pascal est tout sauf un hasard, tellement il parle bien de nos amours impliquant des personnes charnelles et bien terrestres. Du fait que nos sentiments amoureux nous éloignent de ce qui semble raisonnable, sérieux, confortable, de ce qui semble être dans notre intérêt. Utiliser la raison pour réfléchir à l'amour, c'est justement prendre parti dans nos conflits intérieurs justement contre l'amour. Sans même parler de ce que la société nous dit, ce que notre entourage, notre famille, notre milieu social attend de nous qui ne va pas toujours dans le sens de nos élans amoureux. Il me semble que Ruwen Ogien ne voit pas cet aspect des choses, précisément parce que c'est un partisan zélé de la liberté de l'individu dans ses choix de vie dans son éthique qu'il appelle lui-même « minimale ». Pour Ruwen Ogien, utiliser la raison revient à défendre la liberté contre le carcan que peut s'avérer l'amour romantiquement. Implicitement, il range la raison dans le camp du progressisme et ne peut pas voir tout ce que l'appel à la raison et surtout au « raisonnable » peut avoir de conservateur, voire de franchement réactionnaire en matière d'amour.


Je précise que je ne doute pas un instant de l'honnêteté de Ruwen Ogien. Il défend un point de vue libertaire dans toute son œuvre, je doute seulement du fait que Ruwen Ogien ait touché sa cible avec son petit livre en refusant de célébrer l'amour. Je ne suis pas convaincu que les partisans de l'amour, si naïfs et aveuglés soient-ils, soient tous des promoteurs d'une idéologie réactionnaire.


Ruwen Ogien explique : « Si ce livre peut prétendre à une certaine originalité, c'est précisément parce qu'il essaie de montrer que l'idéal amoureux romantique est défectueux, non parce qu'il est irréalisable dans nos sociétés, mais parce que ses idées de base sont moralistes et conceptuellement infondées. De façon plus générale, c'est une invitation à philosopher sur l'amour sans céder à la tentation de réduire cette réflexion à une cérémonie de célébration3 ». Et de citer la chanson de Brigitte Fontaine, Pipeau :

« L'amour, toujours le vieux discours (...)

L'amour, c'est du pipeau,

c'est bon pour les gogos »


C'est entendu : le discours amoureux n'est rien d'autre que du baratin. Mais cette réduction du discours amoureux au baratin, à la tromperie grotesque, n'est-ce pas là aussi une tendance des discours les plus réactionnaires quand on réduit le sentiment amoureux à sa seule dimension de sexualité, et qu'on réduit dans la foulée cette sexualité à la vulgarité la plus abjecte ? Quand on dit, par exemple, d'une femme amoureuse un peu trop libre qu'elle a « le feu au cul » et qu'on la traite de « salope » dans la foulée.


Je ne tomberai pas pour autant dans le travers inverse qui serait de voir dans le discours qui ressemble à s'y méprendre à une cérémonie de célébration de l'amour un geste nécessairement progressiste. Évidemment que certains discours sur l'amour sont pour le coup très conservateurs dans la vision qu'ils ont des rôles respectifs de l'homme et de la femme. Mais ce que je veux dire, c'est que cette célébration du mystère de l'amour, qu'elle soit fondée ou non, pertinente ou complètement ridicule, lucide ou d'une naïveté affligeante, peut aller dans des sens politiques très différents, que ce soit dans l'idée qu'on se fait de la liberté de l'individu dans la société ou dans le respect ou non de l'ordre social.


L'important quand on réfléchit sur ce genre de choses, c'est d'apporter le plus de sagesse possible au débat. Réfléchir sur l'amour doit apporter le plus de bien possible à celui qui reçoit cette réflexion ainsi qu'à la société dans laquelle circulent ces réflexions. Pour ce faire, on se laissera parfois emporter dans l'enthousiasme de l'amour, et parfois on voudra en dénoncer toute la tromperie, toute la duperie, toute l'arnaque des « Je t'aime ». C'est finalement très humain.






1 Ruwen Ogien, « Philosopher ou faire l'amour », éd. Grasset, Paris, 2014, chap. 1, p.15.

2 Ruwen Ogien, idem, p. 17.

3 Ruwen Ogien, idem, p. 22.







Antonio Canova
Psyché ranimé par le baiser de l'Amour  - entre 1787 et 1793







A propos de Ruwen Ogien: 


- Paradoxes de l'amour impartial


- 17 questions sur l'amour


- Les valeurs de la gauche





Lire également  sur l'amour : 


- Eros, philia et agapé


- Il faut beaucoup aimer les hommes


- Gagner en amour


- Pas de remède à l'amour (selon Henri David Thoreau)



- Détachement et amour (sur maître Eckhart)







Miss Tic







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mardi 23 juin 2026

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 24, 25 & 26)

 

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 24, 25 & 26)

Commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva



24. Si, auparavant, chez tous ces êtres,

Une pensée de ce genre n'est pas apparue

Pour eux-mêmes, ne serait-ce qu'en rêve,

Comment la développeraient-ils pour autrui ?


25. Cette intention tournée vers le bien des êtres

Qui ne s'élève pas chez les autres, même pour leur intérêt personnel,

Est un extraordinaire joyau de l'esprit,

Et sa naissance, une merveille sans précédent.


26. Comment mesurer les bienfaits

De cette gemme spirituelle,

Source du bonheur des migrants,

Panacée aux douleurs du monde ?


Shāntideva







Comme la strophe 22 l'expliquait, l'esprit d’Éveil (bodhicitta en sanskrit) peut se définir comme « le désir d'apaiser les souffrances infinies de chaque être vivant et de le doter d'infinies qualités ». Effectivement, la plupart des gens n'ont pas même envisagé cela un instant pour eux-mêmes. D'ordinaire, les gens espèrent gagner au loto, séduire de très belles femmes, des actrices célèbres, des mannequins de classe internationales ou des pop-stars... Ils souhaitent devenir des footballeurs célèbres comme Leo Messi ou Kylian Mbappé. Ils comptent bien vivre cent ans, monter dans la hiérarchie de leur boîte, avoir une belle maison, pourquoi pas un manoir ou une villa à Saint-Tropez. D'autres courent après la gloire ou le pouvoir. Certains peut-être se verraient bien en conquérant comme Alexandre le Grand ou Napoléon ; d'autres aspirent à briller au firmament en inventant un vaccin révolutionnaire, en gagnant le prix Nobel de physique ou en recevant le prix Goncourt.


Tous ces rêves, toutes ces aspirations, tous ces souhaits ou ces ambitions semblent gigantesques à la personne qui les nourrit, mais objectivement cela reste très éloigné du désir d'apaiser toutes ces souffrances présentes ou à venir et de se voir doter d'infinies qualités beaucoup plus vastes que tout ce que l'on peut imaginer sur cette petite Terre : quand bien même, vous avez conquis toute la Terre, qu'est-ce que la Terre fasse à l'immensité de l'univers ? Qu'est-ce qu'un moment de gloire dans cette vie face à l'éternité ? Qu'est-ce qu'une demeure agréable et luxueuse face au fait de demeurer dans la béatitude parfaite ?


Ce désir d'éteindre définitivement toute souffrance et insatisfaction et d'acquérir toutes les qualités les plus merveilleuses dépassent très souvent notre imagination. Que dire alors du fait que l'on nourrisse ce désir pas seulement pour soi-même, mais pour l'ensemble de l'humanité sur notre bonne vieille Terre ? Ce serait un extraordinaire acte d'altruisme. Mais ce serait encore plus vertigineux si on englobait tous les animaux sur cette Terre. Et encore bien plus si on englobait dans ce désir l'ensemble des êtres sensibles de l'univers.


C'est à cette immensité que nous invite le Bouddha avec son esprit d’Éveil, cet « extraordinaire joyau de l'esprit ». Et il faut voir là que cela n'a rien d'anodin. La production de l'esprit d’Éveil chez un pratiquant bouddhiste est effectivement « une merveille sans précédent » pour tous les êtres migrant encore et encore entre les naissances et les morts et accablés de tourments et de terreurs, où qu'ils soient dans le cosmos.














- Les bienfaits de l'Esprit d'Eveil (I, 4)

- Les bienfaits de l'Esprit d'Eveil (I, 5)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I,6)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I,7)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I,8)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 9, 10 & 11)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 12)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 13-14)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 15-16)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 17)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 18, 19 & 20)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 21, 22 & 23)



Chapitre I : Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (liens vers les autres commentaires)
















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lundi 22 juin 2026

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 21, 22 & 23)

 

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 21, 22 & 23)

Commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva



21. Si la pensée de soulager les êtres

D'un simple mal de tête

Est une intention salutaire

Dont les mérites sont immenses.


22. Que dire du désir d'apaiser

Les souffrances infinies

De chaque être vivant

Et de le doter d'infinies qualités?


23. Chez quelle mère, chez quel père

Trouve-t-on une telle intention bénéfique ?

Existe-t-elle chez les dieux,

Les sages ou Brahma ?


Shāntideva





Véronique Dumont - Tout ira bien 








Éprouver de la compassion et de la sollicitude envers quelqu'un, même pour de petites choses comme un mal de tête est déjà un intention très positive en terme de karma. Les petits gestes d'attention et de bienveillance ne doivent pas être négligés : ils ont un impact important dans notre communauté. L'argument de Shāntideva est de montrer l'intérêt de la bodhicitta, l'esprit d’Éveil : d'une part, on en souhaite pas seulement un bien-être localisé et limité comme soulager un mal de tête pour quelques heures, mais on souhaite de voir supprimées toutes les souffrances et insatisfactions et de bénéficier de toutes les qualités les plus extraordinaires. D'autre part, on souhaite cela à tous les êtres sensibles de l'univers. Cela ouvre une perspective beaucoup plus large en terme de mérites, une ouverture vers l'espace. Comme le dit la strophe 19 : « la force de mérite pareille à l'espace s'écoule sans interruption ».


Cet esprit d’Éveil est rare en ce qu'on ne la retrouve pas chez les parents : aussi bienveillants soient-ils, ils ne souhaitent que le bonheur dans cette vie-ci pour leurs enfants. Ce qui est déjà très bien, mais qui passe à côté d'un bonheur beaucoup plus durable, beaucoup plus intense qui est celui d'être libre des conditionnements de l'existence. Même les dieux ne conçoivent pas par eux-mêmes l'esprit d’Éveil : ils ont besoin du discours de sagesse d'un Bouddha parfaitement accompli pour cela. C'est pourquoi il faut voir la chance que nous avons de vivre dans un monde où l'esprit d’Éveil est exposé, enseigné, proclamé. Comprenant que c'est une chance rare, on ne doit pas tarder à développer cet esprit d’Éveil : envisager encore et encore la libération de tous les êtres aussi nombreux soient-ils dans l'univers.









Liens des commentaires :


- Les bienfaits de l'Esprit d'Eveil (I, 1 à 3)

- Les bienfaits de l'Esprit d'Eveil (I, 4)

- Les bienfaits de l'Esprit d'Eveil (I, 5)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I,6)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I,7)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I,8)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 9, 10 & 11)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 12)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 13-14)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 15-16)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 17)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 18, 19 & 20)



- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 24, 25 & 26)

Chapitre I : Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (liens vers les autres commentaires)





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dimanche 21 juin 2026

Liens vers le " Traité du Milieu", de Nāgārjuna :

 Traité du Milieu,  de Nāgārjuna 

Liens vers les différents chapitres



- Chapitre XII : Analyse de la souffrance

- Chapitre XIII : Analyse des formations


- Chapitre XIV : Analyse du contact


- Chapitre XV: L'analyse de la nature propre


- Chapitre XVI : L'analyse de l'asservissement et de la libération














Analyse de la nature propre (Nāgārjuna)

 



Le Traité du Milieu

Nāgārjuna





Chapitre XV : Analyse de la nature propre



1. L'émergence d'une nature propre

À partir de causes et de conditions est illogique.

Si elle émergeait à partir de causes et de conditions,

Cette nature serait fabriquée.



2. Comment une nature propre dite « créée »

Serait-elle pertinente ?

Une nature propre n'est pas fabriquée

Et ne dépend pas d'autre chose.



3. S'il n'existe pas une nature propre,

Comment aurait-on une nature autre ?

La nature propre d'une nature autre

Sera appelée « nature autre ».



4. En-dehors d'une nature propre

Et d'une nature autre, que chose existera ?

Si une nature propre et une nature autre existent,

Des choses seront établies.



5. Si une chose n'est pas établie,

Une non-chose ne le sera pas non plus.

Car la transformation d'une chose,

Le monde l'appelle « chose ».



6. Ceux qui conçoivent une nature propre, une nature autre,

Des choses et des non-choses,

Ne perçoivent pas l'ainsité

Du discours du Vainqueur.



7. Dans son Instruction à Kātyāyana1,

Le Bienheureux, connaisseur des choses et des non-choses,

A réfuté à la fois

L'existence et l'inexistence.



8. Une nature propre

Ne devient pas inexistante.

Qu'une nature propre se transforme

Est tout à fait irrationnel.



9. (Objection) Si la nature propre n'existe pas,

Qu'est-ce qui change ?

(Réponse) Si la nature propre existe,

Qu'est-ce qui change ?



10. Dire « existe » est une saisie de permanence,

Dire « n'existe pas » est une vue d'annihilation.

C'est pourquoi les sages ne devraient pas demeurer

Dans l'existence ou la non-existence.



11. Ce qui existe est en soi permanent,

Car cela ne devient pas non-existant ;

Dire que ce qui est apparu antérieurement est à présent inexistant

A pour conséquence l'annihilation.






1 Kātyāyana, aussi Mahākātyāyana (Grand Kātyāyana) ou Mahākaccāna en pâli, était un des grands disciples du Bouddha. Nāgārjuna fait ici référence au Soûtra de Kaccāyanagotta :

https://lerefletdelalune.blogspot.com/2013/11/kaccayanagotta-sutta.html










Matt Wisniewski  





Traité du Milieu,  de Nāgārjuna :


- Chapitre XII : Analyse de la souffrance

- Chapitre XIII : Analyse des formations

- Chapitre XIV : Analyse du contact


Liens vers les différents chapitres du "Traité du Milieu"





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