La
conscience de soi
Hier, j’ai regardé le film de science-fiction « Transcendance » de Wally Pfister
avec Johnny Depp et Rebecca Hall, dont le thème tourne autour des intelligences
artificielles et des théories transhumanistes qui prônent une amélioration
continue de l’humanité jusqu’à atteindre la « singularité » ou la
« transcendance », l’état d’évolution où notre conscience se
détachera complètement de notre corps biologique. Le film évoque toutes les inquiétudes
que peuvent faire naître ces théories transhumanistes et les sciences
convergentes NBIC (nanotechnologie, biologie génétique, informatique, sciences cognitive
et théories de l’information). Le transhumanisme est un vaste sujet extrêmement
intéressant et préoccupant quand on sait que c’est l’idéologie officielle des
patrons des grandes multinationales des nouvelles technologies (Google,
notamment pour parler de l’entreprise la plus célèbre et la plus emblématique
dans le domaine).
Mais ce à quoi je voudrais m’intéresser plus modestement, c’est
un court passage du film où Will Casey (incarné par Johnny Depp) présente son
super-ordinateur, appelé PINN et sensé renfermer une intelligence artificielle.
Un scientifique présent, Joseph Taggert (incarné par Morgan Freeman), interroge
alors la machine : « Quelle est
la preuve que vous êtes conscient de vous-mêmes (self-aware) ? ».
L’ordinateur répond : « C’est
une question difficile. Pouvez-vous prouver que vous êtes conscient de
vous-mêmes ? »