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vendredi 26 décembre 2014

Feuille de papier

      Si vous êtes poète, vous verrez clairement un nuage flotter dans cette feuille de papier. Sans nuage, il n’y aurait pas de pluie ; sans pluie, les arbres ne pousseraient pas ; et sans arbre, nous ne pourrions pas faire de papier. Le nuage est essentiel pour que le papier soit ici devant nous. Sans le nuage, pas de feuille de papier. Ainsi, il est possible de dire que le nuage et la feuille de papier "inter-sont". Le mot "inter-être" ne figure pas encore dans le dictionnaire, mais en combinant le préfixe "inter" et le verbe "être", nous obtenons un nouveau verbe, inter-être. Sans nuage, nous n’aurions pas de papier ; nous pouvons donc dire que le nuage et la feuille de papier inter-sont.

lundi 11 novembre 2013

Végétarisme & inter-être

Une idée importante de Thich Nhat Hanh est sans conteste son insistance sur la notion d’inter-être. Les phénomènes n’existent qu’en interdépendance les uns vis-à-vis des autres. Nous n’existons pas indépendamment du monde, de manière séparée des autres êtres ; au contraire, notre existence ne peut être pensée sans la multitude des êtres qui composent le monde. Thay prend l’exemple d’une feuille de papier toute simple, objet de la vie courante complètement banal à nos yeux, sans intérêt si ce n’est celui de coucher nos pensées par écrit ou d’esquisser un dessin dessus. Quand nous voyons la feuille, nous avons l’impression que celle-ci existe comme un phénomène séparé : il y a une feuille de papier et elle existe sous nos yeux et sous nos doigts. Et cette feuille se pare d’un caractère d’évidence : elle existe, elle est bien là et elle est séparée des autres choses. Cette évidence fait en sorte que nous n’ayons pas à porter plus d’attention à cette feuille.