Paul Ariès raconte n'importe quoi
(4ème
partie)
Voir la première partie, la deuxième partie et la troisième partie de cet article
Paul
Ariès continue sa tribune du Monde
du 7 janvier avec une nouvelle accusation complètement fantaisiste :
les véganes ne voudraient pas aider les animaux. Il affirme
« J’accuse les végans d’abuser celles et ceux
qui aiment les animaux et s’opposent avec raison aux mauvaises
conditions de l’élevage industriel car, comme le clame Tom Regan,
le but n’est pas d’élargir les cages mais de les vider. Ils
s’opposent donc à tout ce qui peut adoucir le sort des animaux
puisque toute amélioration serait contre-productive en contribuant à
déculpabiliser les mangeurs de viande, de lait, de fromages, les
amateurs de pulls en laine et de chaussures en cuir et retarderait
donc l’avènement d’un monde totalement artificiel ».
Ariès
fait cette fois-ci référence à un penseur antispéciste, Tom Regan
qui prône le « droit des animaux », encore appelée
« approche abolitionniste ». Selon une formule célèbre,
Tom Regan ne veut pas agrandir les cages des animaux pour améliorer
le bien-être des animaux exploités par les hommes, mais bien vider
les cages et abolir cette exploitation honteuse des animaux. Or Paul
Ariès qui se présente un spécialiste du véganisme puisqu'il y
consacre des livres (hostiles) fait mine d'ignorer qu'il y a un débat
qui divise depuis longtemps la communauté végane : d'un côté,
les « abolitionnistes » comme Tom Regan et Gary
Francione, de l'autre, les « welfaristes » ou
« neo-welfaristes » à la tête desquels on trouve
notamment Peter Singer.