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mardi 7 avril 2020

Médecins qui crient au loup




Médecins qui crient au loup




Le mercredi premier avril sur les ondes d'Europe 1 1, la médecin et présentatrice d'émissions sur la santé, Marina Carrère d'Encausse a admis que le discours sur l'inutilité des masques dans le contexte de la pandémie de coronavirus était purement et simplement un mensonge. Mais attention pas n'importe quel type de mensonge, un mensonge « pour la bonne cause » (sic!). Pour Marina Carrère d'Encausse, cette fake news a été dit « sciemment, mais parce qu'il n'y avait pas tellement d'autres solutions. Et c'était pour une bonne cause puisque c'était pour le personnel soignant, pour protéger la population et le personnel soignant. À l'époque, on a priorisé. Comme effectivement on avait pas assez de masques, là-dessus on ne peut pas dire le contraire, on a tout fait pour les réserver à ceux qui en avaient le plus besoin, c'est-à-dire le personnel soignant. On a dit cela pour que la population ne se rue pas dans les pharmacies pour acheter des masques. Est-ce que là il aurait fallu dire exactement la vérité ? Dans ce cas-là, le personnel soignant aurait eu encore moins de masques. Donc moi je trouve que ce genre de mensonge peut tout à fait être compris et s'excuser ».


Nous avons plusieurs problèmes avec ce genre d'affirmation.


1°) Les gens sont considérés dans leur globalité comme des abrutis. Nous sommes tous trop cons pour comprendre le discours simple de la vérité qui aurait consisté à dire : « Oui, mesdames, messieurs, les masques sont utiles ; mais nous sommes actuellement en pénurie de masque, et il nous faut donc rationner les masques pour les donner en priorité aux malades et au personnel soignant qui en a le plus besoin puisqu'ils sont en première ligne dans cette guerre contre le coronavirus ». On était trop bête pour comprendre cela tout comme nous étions trop bête pour comprendre comment mettre correctement un masque. Espérons que nous aurons très bientôt un sursaut d'intelligence, nous les simples d'esprit, nous les gens qui ne sont rien.


2°) Les gens sont considérés dans leur globalité comme intrinsèquement mauvais. Si on connaissait la vérité, on se serait rué en masse sur les pharmacies pour les piller et les vandaliser. Bien sûr, il y a des inciviques qui ne respectent rien. Bien sûr, il y a des inconscients qui continuent à faire la fête et qui ne tiennent pas compte du confinement. Bien sûr, il y a des crapules qui volent des masques et des médicaments. Bien sûr, il y a des lâches qui refusent de vivre en cohabitation avec des infirmiers et des infirmières de peur d'être contaminés. Les médias nous rappellent tous les jours que ces gens existent. Seulement, ce sont là le fait d'une minorité. L'immense majorité des gens respectent le confinement. Si vous ne me croyez pas, prenez votre voiture et faites le tour de la ville. Vous verrez des rues désertes, des artères, normalement embouteillées, où il n'y a quasiment pas de circulation. Pourquoi cela ? Parce que l'immense majorité de la population respecte et comprend les règles instaurées pour enrayer la progression de la pandémie !

dimanche 5 avril 2020

L'utilité des masques





Je viens de regarder l'émission spéciale conjointe d'Envoyé Spécial et de Complément d'Enquête : « Coronavirus : état d'urgence » (2 avril 2020). Il y a beaucoup de choses qui m'ont choqué dedans : la pénurie de masque depuis plusieurs années et les travailleurs qui travaillent sans masque et sans protection, la lenteur dans la réaction à la crise, l'absence programmée de tests alors que des laboratoires vétérinaires habitués aux tests de masse avaient proposé de les accomplir et qui ont refusé par l'administration pour des questions purement administratives, le maintien des élections municipales, etc... Mais je voudrais réagir à un point en particulier, c'est l'interview du médecin Rémi Salomon, haut responsable des hôpitaux de Paris, après une heure d'émission. Celui-ci dans la droite ligne des autorités sanitaires et politiques européennes et américaines continue à minimiser l'importance des masques.


Rémi Salomon affirme : « Quand vous marchez dans la rue et que vous respectez la distance, vous ne courez pas de risque. Le risque de contamination se fait par les gouttelettes. C'est quand vous parlez, un mètre ou deux mètres de distance. Sinon il n'y a pas de risques. Et ce qu'on n'a pas dit assez, c'est l'autre danger quand vous sortez de chez vous, ce n'est pas tant de croiser quelqu'un qui est risqué, parce qu'en général comme je viens de le dire, on prend ses distances, mais c'est plutôt tout ce que l'on touche. Le virus est très résistant dans le milieu extérieur ».


Le journaliste lui demande alors : « Un grand nombre de personnes travaillent sans porter de masque. Est-ce que là il ne faut pas recommander de porter des masques ? Cela paraît évident ». Ce à quoi le médecin répond : « Alors, aux endroits où les gens sont proches par nécessité, là il faut effectivement avoir un masque, la caissière au supermarché exposée toute la journée à des personnes qui sont proches d'elles doit porter, mais le tout un chacun qui sort dans la rue n'a pas besoin de porter de masque s'il tient ses distances, y compris quand il fait ses courses. Et je permets d'insister sur les gestes barrières qui n'ont pas été suffisamment expliqués (sic!).


« Ce qui est dangereux quand vous sortez de chez vous : c'est le bouton d'ascenseur, la poignée de la porte. Au supermarché, c'est l'écran de la caisse que vous touchez ou le code numérique que vous devez taper pour la carte de crédit, car tout objet qui est touché par quelqu'un d'autre est susceptible de porter du virus. Et ensuite, vous mettez sans y penser la main au visage, et vous vous contaminez. Dès que vous rentre vous, il faut laver les mains et laver au détergent les surfaces qui ont pu être touchées. Ces mesures sont plus essentielles que le masque ».


Plusieurs remarques pour répondre à ces propos :


1°) La distance de sécurité d'1,5 m est aujourd'hui remise en cause. Rappelons pour faire simple que le virus n'a pas de petites pattes, ni de petites ailes pour se déplacer d'un point a à un point b. Il dépend de « véhicules » pour franchir cette distance. En l'occurrence, les gouttelettes sont pour lui comme un « avion » qui peut le conduire d'une personne à une autre par voie aérienne. Quand on expire, on n'envoie pas ces gouttelettes au-delà de 1,5 m. D'où la fameuse distance de sécurité que la police voudrait que vous respectiez dans la rue. Mais si vous toussez, cette distance est de 2 mètres. Si vous éternuez, cette distance peut aller jusqu'à 6 mètres. Donc, à moins de se promener sur les Champs Élysées, croiser quelqu'un sur le trottoir n'est pas totalement sans risque puisque si cette personne éternue quand vous passez à son niveau, il risque de vous envoyer ses postillons. Ce qui veut dire que, même en rue, les masques ne sont pas superflus !








Cough = toux, sneeze = éternuer, droplet = gouttelette.
Source : Sui Huang, "Why we should all wear masks - there is a new scientific rationale", Medium, 27 mars 2020.









2°) Rémi Salomon reconnaît quand même que le risque existe pour les personnes qui travaillent dans des lieux clos comme les caissières de supermarché et qu'il serait justifié qu'elles portent un masque. Merci pour elles, monsieur le docteur ! Mais ce qui serait encore mieux pour les caissières, c'est que les clients portent eux aussi un masque pour garder pour eux leurs postillons et leurs gouttelettes de salive qui ne retomberont sur ces employées des grande surfaces ! Cela protégerait nettement mieux ces caissières. C'est une simple mesure, et je suis étonné que ce grand esprit des hôpitaux de Paris n'y ait pas pensé !



Ajoutons que, dans les endroits clos, la ventilation en circuit fermé est un gros problème, car cela favorise dangereusement les risques de contagion. Je reprends ici in extenso les explications d'un collectif de médecins et scientifiques belges 1 qui me semblent éclairantes : « "Les espaces confinés favorisent la transmission par aérosol et peuvent être le lieu d’épisodes de super-contagion, comme ce fut le cas dans des rassemblements évangéliques en France (Mulhouse) et en Corée du Sud (Daegu). En effet, le phénomène peut être exacerbé par un système de chauffage aérotherme ou de la climatisation, où l’air est remis en circulation à l’intérieur des locaux par souci d’économie de chauffage (ou de froid). Il est donc recommandé d’arrêter tout dispositif de ce type, qui contribue à faire circuler l’air ambiant. Par contre, l’aération massive et fréquente par l’air extérieur dans les locaux encore fréquentés par le public, les pharmacies, la poste, les petits magasins d’alimentation et les supermarchés, contribue par dilution à une réduction du nombre de particules infectieuses auxquelles le public est exposé.


Les systèmes de chauffage aérotherme de nombreux bâtiments comprennent bien évidemment une admission d’air frais pour maintenir la qualité de l’air intérieur, mais ils n’ont été prévus que pour des polluants ordinaires et maintenir un taux d’humidité acceptable. Encore beaucoup plus grave, des systèmes aérothermes autonomes, essentiellement constitués d'un simple échangeur de chaleur muni d'un ventilateur, sont largement utilisés pour le chauffage d’ateliers, garages, magasins alimentaires, etc. Leurs utilisateurs (artisans, petits industriels, commerçants etc.) doivent prendre conscience du danger qu’ils présentent et de la nécessité d’une mise à l’arrêt immédiate
 ».





3°) Rémi Salomon explique aussi le danger de toucher des surfaces qui aurait été contaminées par les mains d'un malade comme une poignée de porte, les touches du clavier pour le corde de votre carte de banque, et ainsi de suite... C'est effectivement un danger, et il convient d'y prendre garde. Il a raison de recommander de se laver les mains souvent. Mais bon sang de bon dieu, pourquoi alors ne pas conseiller le port de gants ? C'est le meilleur moyen que vos doigts ne soient pas en contact direct avec la surface contaminée. Cela ne résout pas le problème du fait de toucher votre visage, même si avec des gants en caoutchouc, vous aurez moins envie de toucher votre visage pour vous gratter. Mais rien ne vous empêche de vous laver les mains AVEC vos gants. C'est ce que je fais quand je me rends quelque part. A la moindre occasion, je vais me laver les mains avec mes gants. Et quand je rentre chez moi, je commence par me laver les mains et les poignets avec mes gants. Une fois les gants bien nettoyés, j'enlève les gants. Puis je me lave les mains nues. Il me semble que c'est le degré de vigilance qu'il faut avoir.


En conclusion, portons des masques ! Portons des gants ! Si vous n'avez pas de masques chirurgicaux, portez un masque en tissu ! Si vous n'avez pas de masque en tissu, portez un foulard ou une écharpe ! Que les citoyens se mobilisent pour fabriquer des masques en tissu ! Que l’État se réveille et lance la fabrication de masques à vaste échelle. Si la fabrication de masques chirurgicaux n'est pas possible dans l'immédiat, mobilisez l'industrie textile pour qu'elle fabrique des masques en tissus à grande échelle. Vite ! Il y a urgence. Il y a des morts tous les jours ! Ce n'est plus le temps d'attendre.






Frédéric Leblanc, 
le 5 avril 2020.




1 « L’OMS continue dans sa recommandation absurde de dire que les masques ne sont pas nécessaires pour le grand public », tribune d'un collectif belge de scientifiques et médecins, dont Marc Wathelet, virologiste, spécialiste des coronavirus dans la Libre Belgique, 3 avril 2020.









samedi 4 avril 2020

Masques : les conséquences d'une fake news




Masques : les conséquences d'une fake news




Il s'avère de plus en plus clair que si les autorités sanitaires et politiques des pays occidentaux ont raconté pendant trois mois cette fake news selon laquelle les masques sont inutiles, voire contre-productifs pour se protéger du coronavirus, c'était en réalité pour cacher la pénurie abyssale de masques. Cette fake news n'implique pas seulement des gouvernements acculés par leur impréparation et leur incompétence. Elles impliquent surtout des médecins qui travaillent pour les différents ministères de la santé en Europe et aux États-Unis. Citons notamment le médecin Jérôme Salomon, le numéro 2 du ministère de la santé en France qui, le 17 mars 2020, affirmait encore : « Ne portez pas des masques. Les masques sont uniquement pour les malades, pour les transports sanitaires, pour les secours aux personnes et pour les soignants ». Les responsables de l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, ont édicté des directives qui allait dans le même sens. Ils ont largement répandu l'idée méprisante et condescendante que les gens ne seraient pas capables de mettre correctement le masque ou que ce masque créerait un faux sentiment de sécurité au point d'oublier les autres gestes barrières comme se laver les mains ou préserver une distance de sécurité de 1,5 m entre les personnes.


Tout cela n'était qu'un travestissement de la réalité. On le sait aujourd'hui. Les masques certes ne sont pas une protection absolue contre le covid-19, mais néanmoins ils offrent une protection relative, non-négligeable qui aurait été essentiel pour faire diminuer le R(0) de la maladie (sa capacité à se propager parmi la population). Maintenant qu'il est établi que ce discours sur l'inutilité des masques est une fake news, il faut se demander quelle seront les conséquences de ce discours mensonger.


Premièrement, on dit qu'admettre la pénurie aurait suscite l'angoisse et la panique au sein de la population. C'est au contraire le mensonge répété et l'opprobre lancé sur ceux qui portaient un masque qui a créé et renforcé l'angoisse. Admettre la pénurie aurait coupé aux rumeurs qui ont amplifié l'angoisse des gens. Cela a donné aussi beaucoup d'idées fausses. Sur les réseaux sociaux, une connaissance expliquait à tout le monde que les gens qui portent des masques dans la rue sont « soit des malades, soit des cons » (sic). Ce mensonge crée de l'angoisse inutile, de la division et du mépris au sein de la population et ralentira la volonté de porter ce masque. Pourquoi un masque qu'on a passé des mois à dire inutile.


Deuxièmement, cette propagande fallacieuse a retardé l'achat et la fabrication des masques dans un contexte où chaque jour, chaque heure même, compte. Du mois de janvier au mois de mars, le fait de se procurer des masques n'a pas été une priorité de la France, de la Belgique et des autres gouvernements européens, alors même que les stocks étaient totalement insuffisants du fait d'un manque criminel de prévoyance. Chaque jour, il y a des morts, et la pandémie se répand dans la population de manière exponentielle. Le confinement total est efficace pour freiner la courbe de progression du virus, mais on ne peut la maintenir indéfiniment, sauf à vouloir sacrifier l'économie réelle.



Admettre la pénurie aurait aussi et surtout permis d'envisager des solutions au problème, tant de la part de l'administration que de la population. Du point de vue des autorités publiques, on aurait pu envisager des moyens extraordinaires pour produire ces masques de manière industrielle plutôt que de systématiquement dépendre des l'approvisionnement venant des Chinois au plus offrant. Du point de la population, on aurait développé et encouragé beaucoup plus vite et beaucoup plus intensément la production de masques en tissu, la production de masques ou de visières à partir d'imprimantes 3D.


Troisièmement , cette fake news officielle ne peut qu'à terme renforcer les fake news en général et le complotisme. Macron qui prétendait combattre les fake news et faire des lois contre elles est devenu une figure usant de la fake news au même titre qu'un Donald Trump ou un Bolsonaro. Si les autorités sont prêtes à mentir allégrement pour cacher une pénurie de masques, quels sont leurs autres mensonges ? Que cachent-ils encore aux populations ? Sur les réseaux sociaux, sur chaque vidéo de YouTube, on est bombardé de messages qui nous invitent à consulter les informations officielles sur le covid-19 de peur que nous n'allions voir du côté des théories conspirationnistes et portions notre crédit à des informations fausses. Sauf que les théories officielles sont elles aussi mensongères. Qui croire dès lors ? Les scientifiques qui sont liés aux multinationales ? Les hommes politiques payés par les grandes banques d'affaire ? Les intellectuels vendus aux lobbys ? Ce mensonge sur les masques va donner du grain à moudre aux conspirationnistes et aux manipulateurs pour longtemps. Et on ne doit pas s'en réjouir...


Quatrièmement, c'est la médecine classique qui joue là sa réputation et sa crédibilité. Je discutais hier au téléphone avec un collègue. Il m'a demandé des nouvelles de mon confinement. Je lui ai notamment expliqué que je mis beaucoup impliqué depuis trois semaines dans la défense du port du masque. Il m'a alors expliqué qu'il n'était pas vraiment d'accord avec le port du masque, car ce port du masque rentre selon lui beaucoup trop dans « une logique allopathique ». Et il m'a fait tout un plaidoyer pour la médecine homéopathique, et il a condamné Big Pharma. Il est évident que tous les adeptes des médecines parallèles vont s'en donner à cœur joie pour avancer leur cause ! J'ai alors objecté à mon collègue : « Mais si tu contractes le coronavirus, tu ne vas quand même recourir à l'homéopathie ?! » Il m'a répondu que si, il emploierait des méthodes homéopathiques même si il n'excluait pas de recourir dans le même temps à l'allopathie. Ce qui m'inquiète, ce sont toutes les personnes qui n'auront pas cette modération d'envisager la médecine classique en même que leur médecine alternative favorite, et qui ne voudront utiliser que des plantes et des prières pour guérir. Je pense qu'il y a là un réel danger sanitaire. Mais que répondre aux tenants des médecines parallèles quand les médecins sont les premiers à décrédibiliser leur discipline par des mensonges aussi grossiers ?





Frédéric Leblanc,
le 4 avril 2020.







vendredi 3 avril 2020

On a encore besoin de dons de sang !





Mardi, j'ai été donné mes plaquettes à la Croix Rouge. Les plaquettes sont cette partie du sang qui sert notamment à la coagulation. Si j'en parle, c'est parce qu'une amie m'a reproché de m'être rendu dans un hôpital pour accomplir ce don alors que nous sommes en pleine période de pandémie de coronavirus. Non seulement, je prends le risque de mourir du covid-19, mais je risque de contaminer d'autres personnes si j'étais contaminé. D'autant plus que les malades du covid-19 ont plus besoin d'air que de sang.


Je lui ai répondu que le coronavirus n'a pas tué les autres virus, il n'a pas éradiqué les cancers, les leucémies, ni les blessures que les gens peuvent se faire. En conséquence, les hôpitaux ont toujours besoin de sang, de plasma et de plaquettes pour tous ces patients qui souffrent d'autres choses que le coronavirus. Par exemple, le don de plaquettes est utile pour les patients transplantés, atteints de cancer ou de maladies du sang comme la leucémie.


Le don de sang est utile pour les personnes accidentées, notamment dans les cas d'accidents de la route, pour les interventions chirurgicales, pour certains accouchements, pour les chimiothérapies, pour les personnes souffrant d'anémies graves, pour les certaines personnes atteintes de maladies génétiques affectant les globules rouges et qui ont besoin de transfusions sanguines tout au long de leur vie comme les drépanocytoses et les thalassémies majeures.


Le don de plasma est lui utile pour les personnes atteintes de déficits immunitaires primaires (présent chez les malades dès leur naissance) qui les rend extrêmement sensibles à toutes les infections (otites, pneumonies et sinusites à répétition, infection du sang et de la peau, lésions organiques graves voire mortelles…) ainsi que pour les personnes atteintes de déficits immunitaires secondaires qui surviennent au cours de la vie du fait d'une maladie, d'une chimiothérapie ou d'une maladie auto-immune. Le plasma sert également à renforcer les facteurs de coagulation, ce qui est utile pour les personne souffrant de troubles de la coagulation (hémophilie…) et l’albumine dans le cas d'hémorragie, des grand-brûlés ou pour les opérations chirurgicales. On voit là que cela fait beaucoup de monde.


Donc si je vais dans un hôpital, il y a certes un risque que je contracte le coronavirus au cours d'une interaction avec une infirmière où la distanciation sociale forcément ne pourra être respectée à la lettre. Et si je contracte le coronavirus, il y a un risque que je meurs. Mais si je ne donne pas mes plaquettes et que tout le monde joue comme moi la prudence du confinement, le risque est encore plus élevé que des personnes meurent dans les hôpitaux faute de sang, de plasma ou de plaquettes. Pour moi, la solidarité est essentielle en ces temps difficiles.


J'ajoute que les infirmières portaient des masques et des gants et que l'accueil était protégé par une vitre en plexiglas. Il y avait une conscience des risques et une volonté de ne pas propager la maladie. Aller donner son sang, son plasma ou ses plaquettes est donc un risque mesuré que je vous encourage à faire si vos conditions de santé le permettent et que vous répondez aux conditions de sûreté pour le don (il faut remplir un questionnaire préalablement au don). Restez donc chez vous, sauf pour aller donner votre sang !




Frédéric Leblanc, 
le 3 avril 2020.

dimanche 29 mars 2020

Sortez ganté




Sortez ganté



J'ai beaucoup insisté sur l'intérêt du port du masque dans la lutte contre la propagation du COVID-19. Mais l'accent mis sur le port du masque ne doit pas nous faire oublier sur une mesure un peu moins spectaculaire qui est le port des gants. Comme pour le port du masque, la presse a ces trois derniers mois émis des doutes sur l'intérêt du port des gants. Les mains sont pourtant un des vecteurs essentiels de la contagion. Chaque surface que l'on touche a peut-être été contaminée par le coronavirus. Donc si vous ne pouvez respecter le confinement parce que vous devez aller travailler ou que vous devez aller faire les courses, pensez à mettre des gants pour protéger vos mains.


Personnellement, je mets des gants en caoutchouc comme ceux que l'on utilise pour le nettoyage. Je les utilise pour aller faire les courses. Une fois que je rentre chez moi, je me lave les mains AVEC les gants. Puis je les enlève par le bord. Puis je me lave les mains sans les gants.


Car oui, rien ne vous interdit de laver vos gants (pour peu qu'ils soient en caoutchouc et pas en tissu) quand vous les avez aux mains. Dans les journaux, on peut lire ce conseil très peu pertinent de l'OMS : « Le fait de se laver les mains régulièrement protège mieux contre la COVID-19 que le port de gants en caoutchouc. Le virus peut se trouver sur les gants et il y a un risque de contamination si vous vous touchez le visage avec les gants. Les gants peuvent servir de support au virus après avoir été souillé par des gouttelettes (les sécrétions respiratoires qu'on émet quand on tousse, éternue, ou discute), qui sont le moyen de transmission du coronavirus ». A cet argument, on peut rétorquer qu'on peut laver ses mains gantées, et je recommande de le faire régulièrement si vous gardez vos gants longtemps, au travail par exemple. Je rappelle qu'on peut d'autant plus facilement toucher son visage avec ses mains nues de manière quasi-inconsciente. Je recommande donc chaudement à l'OMS de revoir sa position d'urgence sur le port des gants comme sur le port du masque. Ce serait très utile dans la lutte contre la pandémie et pour empêcher qu'encore plus de personnes tombent malades et meurent. Ce qui est la fonction première de l'Organisation Mondiale de la Santé, me semble-t-il.




Frédéric Leblanc, 
le 29 mars 2020.





















Liens utiles
(J'étoffe cette rubrique au fur et à mesure.
N'hésitez pas à me renseigner en commentaire
pour les études et informations intéressantes et pertinentes)



Mes articles où j'argumente plus en détail en faveur du masque chirurgical :











Sur l'efficacité des masques :

« Coronavirus : les masques maison sont-ils efficaces ? », La Nutrition, le 17 mars 2020.

contre le Covid-19 ? », Ouest-France, le 19 mars 2020.

Docteur Pierre Jacques Raybaud, Coronavirus : je vous implore (lettre au président d ela République), le 15 mars 2020.

Docteur Pierre Jacques Raybaud, Coronavirus : recommandation et inhalation, le 2 mars 2020.

Une interview où le docteur Pierre Jacques Raybaud explique sa position en faveur du port du masque :







Des études scientifiques sur l'efficacité des masques chirurgicaux et des masques en tissus artisanaux :





- Un site qui regroupe les articles scientifiques sur la question des masques :




Sur le fait de mentir délibérément à la population sur la prétendue « inutilité » des masques :
- Zeynep Tufepki, « Why Telling People They Don’t Need Masks Backfired » (Pourquoi dire aux gens qu'ils n'ont pas pas besoin de masque a provoqué un retour de flamme ), New York Times, 17 mars 2020.



Sur les différences culturelles concernant le port du masque :

- Dorothée Duchemin, « Grippe : pourquoi personne ou presque ne porte de masque en France », Slate, janvier 2019.

- Bruce Pedroletti, Le dénigrement du masque suscite la consternation en Asie, Le Monde, 21 mars 2020.






Sur le scandale honteux de la pénurie de masques en France

- Fabien Magnenou, « Coronavirus : pourquoi la France manque-t-elle de masque respiratoire ? », France Info, 19 mars 2020.






Ce n'est pas mieux en Belgique :










Coudre un masque est un acte citoyen


Patron pour masque de soin en tissu (par le CHU de Grenoble)



















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Des masques pour tous !






Je voulais apporter quelques explications et précisions concernant les réactions à la page « Sortez masqué ». J'ai l'impression que beaucoup de personnes prennent le titre de cette page de manière très littérale comme si c'était une injonction très pressante de ma part, qu'il faut absolument sortir avec un masque facial sur le nez alors qu'il y a pénurie grave de masques. Or si j'ai fait cette page, c'est justement pour dénoncer cette pénurie de masques et l'impossibilité de se fournir en masques chirurgicaux. C'est pour essayer de changer la donne, et certainement pas pour culpabiliser des gens. Je pars du principe que tout le monde devrait pouvoir se prémunir avec tous les moyens disponibles, et dans ces moyens, on trouve les masques et les gants. Tout le monde devrait pouvoir en bénéficier.


Un autre critique est de me dire que la priorité d'attribution des masques va aux malades et aux personnes qui soignent ces malades et qui sont en première ligne sur le front de la maladie. Je ne conteste absolument pas ce principe, que les choses soient claires ! Il est évident que la distribution doit suivre un ordre de priorité. J'ajouterai que donner ses masques à des personnes qui en ont plus besoin que nous, des malades ou des infirmières, par exemple, est un acte admirable sur le plan moral. C'est le genre de solidarité et dévouement aux autres qu'il faut encourager en ces temps difficiles.


Ceci étant, accepter un ordre de priorité pour la distribution des masques est une chose, faire passer l'idée que les masques seront uniquement réservés aux personnes prioritaires et que les gens normaux qui vont travailler et faire leur course ne devraient pas avoir ce genre de protections est une autre idée que je ne cautionne pas du tout ! À terme, tout le monde devrait avoir la possibilité de se protéger avec des masques. Et ce terme devrait arriver dans les plus brefs délais. Les autorités ont excessivement mal géré la crise du coronavirus : en amont, on sait que les gouvernements ont laissé les réserves de masques, voire ils ont détruit des stocks stratégiques comme le gouvernement belge a pu le faire l'année passée. Mais encore aujourd'hui, on peut s'interroger sur la capacité des gouvernements à bien saisir l'ampleur de la crise. Je ne suis pas certain que toutes les options soient explorées pour venir à bout de la pénurie de masques. Et il faudrait cela sur la place publique pour que justement de solutions émergent, venant d'acteurs que l'on attendait pas nécessairement.


Le problème de la pénurie de masques est que celle-ci a commencé par un mensonge ou une fake news, appelez cela comme voudrez. On a constamment répété que les masques ne servent à rien pour se prémunir du coronavirus. On a dit la même chose des gants par ailleurs. J'ai déjà expliqué qu'il y a plusieurs racines à cette idée fausse. Une différence culturelle, en Occident, le masque est associé au carnaval, au grotesque, au manque de sérieux. En outre, on l'associe aussi à ce qui cache, ce qui voile : la maladie, l'hypocrisie, etc... Tandis qu'en Orient, le masque est associé à un acte de politesse et de courtoisie élémentaire : prémunir son interlocuteur de tout ce qui pourrait sortir de notre bouche.


Une source d'erreur provient de la méconnaissance des médecins et des scientifiques qui ont répandu l'idée que ce masque est inutile. Des études scientifiques existent qui vont dans le sens d'une efficacité de ces masques. La prestigieuse revue de médecine « The Lancet » a récemment passé en revue les différentes attitudes envers le port du masque selon les pays. L'auteur de l'article conclut : « Il serait peut-être rationnel de prôner l'usage du masque pour les personnes en confinement s'ils doivent quitter leur maison pour quelle que raison que ce soit, afin de prévenir une transmission asymptomatique ou pré-symptomatique potentielle. En outre, les populations vulnérables, telles que les personnes âgées ou les personnes avec des problèmes médicaux devraient aussi le porter s'ils sont disponibles. L'usage universel du masque pourraient être envisagées si les stocks le permettent. En parallèle, des recherches urgentes sur la durée des masques et les mesures pour prolonger la vie des masques dont on dispose ainsi que l'invention de masques réutilisables devraient être encouragées. Taiwan a eu la prévoyance de créer des stocks considérables de masques ; les autres pays et régions devraient maintenant considérer comme une part des futurs plans contre les pandémies ».


Je me demande si le préjugé que les masques sont inutiles (en-dehors de la volonté très douteuse de cacher au grand public la pénurie abyssale et criminelle de masques) ne viennent pas de l'expérience médicale même. Je m'explique. Les masques chirurgicaux et même les masques en tissus réduisent la charge virale que l'on reçoit des autres et que l'on envoie aux autres, mais ce n'est pas une protection absolue. Or dans un contexte médical, on veut cette protection absolue. Dans la vie de tous les jours, on est rarement très proche des autres en-dehors des gens que l'on embrasse. Si on se tient à distance et que l'on met un masque, la protection est assez efficace. Elle ne diminue pas le risque à zéro, mais cela fait sensiblement diminuer le R(0), le taux de reproduction de base de la maladie, le rythme avec lequel la maladie se propage dans la population. Mais dans le métier d'infirmier ou de chirurgien, on est amené à côtoyer les malades de très près dans les soins qu'on donne, et à en côtoyer beaucoup au cours de la journée. Et donc la protection des masques est certainement moindre qu'une personne qui met un masque dans la rue et qui côtoie de relativement loin un petit nombre des gens potentiellement infectés et une majorité d'autres pas du tout affectés. D'où peut-être ce scepticisme médical envers les masques.


Je ne sais pas si c'est la bonne explication. C'est en tous cas l'hypothèse que je fais pour expliquer cet invraisemblable déni de l'efficacité du port du masque par les autorités médicales des pays occidentaux. Spinoza disait : « En ce qui concerne les actions humaines, ne pas se moquer, ne pas pleurer, ne pas même détester », et c'est un peu ma devise. J'essaie de comprendre le mécanisme psychologique de ce déni, aussi délirant puisse-t-il m'apparaître.


Pour autant, rappelons bien que nier l'efficacité des masques, c'est oublier que le masque est comme un bouclier, un moyen de défense qui ne permet pas de parer tous les coups, mais qui permet de se prémunir d'une bonne partie des coups. Pour moi, les médecins sont comme un guerrier avec un bouclier qui est attaqué de toutes parts, des assaillants le frappant notamment dans le dos. Dans ce cas, le bouclier n'est pas trop utile. Mais avec un seul assaillant devant soi, le bouclier est quand même très utile. Si tout le monde mettait un masque, cela contribuerait à baisser le nombre de personnes infectées de manière significative. La courbe induite par le R(0) est une courbe exponentielle qui peut devenir très vite incontrôlable. Baisser le R(0) peut vraiment être d'une grande aide pour juguler la pandémie. Le masque facial n'est donc pas un produit miracle, mais il ne faut pas le sous-estimer dans l'arsenal des mesures contre le coronavirus. En Corée du Sud ou à Hong-Kong, tout le monde porte des masques et des gants, et la crise est beaucoup mieux gérée qu'ici.


Enfin, on m'oppose l'idée que les gens ne savent pas utiliser convenablement les masques et que c'est un geste technique. Sur la page « Sortez masqué », vous trouverez sur la page des conseils pour mettre correctement les masques. C'est un geste technique qui s'apprend comme tous les autres gestes techniques (et ce n'est pas sorcier non plus). Penser que les gens sont trop bêtes pour mettre un masque comme il faut alors qu'il font des gestes techniques tous les jours comme conduire une voiture, utiliser un ordinateur ou faire leurs lacets de chaussures est vraiment très méprisant. C'est comme ce préjugé que les gens ne peuvent pas comprendre le fait qu'il y a une pénurie ; et il faudrait manipuler ces idiots qui ne comprennent rien à rien en leur racontant que les masques ne servent à rien. Que ce mépris et cette condescendance viennent de gens qui n'ont absolument pas été en mesure de gérer la crise du coronavirus et qui sont responsables de ce gigantesque fiasco, cela me pose beaucoup des questions...



Frédéric Leblanc,
le 29 mars 2020.


mercredi 25 mars 2020

Restez chez vous, mais si vous sortez, sortez masqué !




Vous avez entendu ce slogan mille fois : « Restez chez vous ». Et c'est vrai, le confinement des populations est une bonne chose pour limiter la propagation du coronavirus. Mais si vous devez sortir pour faire les courses ou pour travailler, sortez masqué ! Sortez ganté ! Ce slogan, on l'entend moins malheureusement que le « restez chez vous ». Le masque et les gants sont pourtant un confinement de la bouche et un confinement des mains qu'il serait bon d'appliquer pour diminuer et enrayer la vitesse de contamination du covid-19.


J'ai créé il y a deux jours une page facebook qui s'intitule justement « Sortez masqué », et donc le but justement est d'encourager au port de ce masque, d'informer sur cette problématique et à terme de faire pression sur les hommes et femmes politiques qui nous gouvernent pour améliorer la situation. Que les autorités sanitaires et politiques arrêtent de jeter le discrédit sur le port du masque, qu'ils achètent ces masques et les fabriquent le plus rapidement possible. Qu'ils en donnent aux plus démunis.


Sur cette page, j'ai toutes sortes de réactions, la plus courante est de me dire qu'il est impossible de se fournir en masque dans les pharmacies et ailleurs. C'est vrai, il y a une pénurie grave de masques à l'heure actuelle, et il faut dénoncer cette pénurie comme une inconséquence criminelle des autorités politiques, notamment du ministère de la santé. S'il n'y a pas de masques pour tout le monde, c'est une honte, un scandale; et les citoyens doivent faire cette revendication au gouvernement d'acheter ou de fabriquer des masques par millions. Le problème, c'est que les choses bougent trop lentement, parce que le gouvernement ne veut pas que cela bouge, ou n'est pas assez volontariste pour faire bouger les lignes... Ce n'est pas une fatalité s'il n'y a pas assez de masque pour tout le monde!


Une internaute m'a écrit : « Porter masque et gants, ce sont là des conseils qui ne tiennent pas la route. Arrêtez de dire "sortez masqués", on sait tous qu'il n'y a pas de masques pour nous... C'est remuer le couteau dans la plaie ». Ce qui serait remuer le couteau dans la plaie, c'est assister impuissant à l'inaction des politiciens et des gouvernants. Il faut mettre la pression sur eux pour que des mesures efficaces soient prises. Plus on assiste passivement à cette pandémie en spectateur désabusé, plus les morts s'accumuleront dans les morgues. Il faut mobiliser les forces industrielles du pays pour produire les masques chirurgicaux ainsi que les masques ffp2 et ffp3, et ne pas dépendre constamment des Chinois et des autres pays qui, parfois, rackettent le stock d'autres pays.


Dans un article du 4 mars sur le site Medi-sphère, on peut lire que le secteur textile belge ne sent pas prêt du tout à faire des masques chirurgicaux : « Il est quasi impossible de produire à court terme en Belgique des masques médicaux, a-t-on répliqué du côté de Centexbel, le centre scientifique et technique pour l'industrie textile belge. La Belgique ne dispose en effet pas des matières premières ni actuellement des équipements. "Cela nécessite des machines spécialement conçues. Il n'y pas l'infrastructure ici", explique Marc Croes ». 


Il me semblerait judicieux d'interroger cette impossibilité : ne serait-il possible de mettre un grand nombre d'experts et d'ingénieurs pour produire ou se procurer les machines et les matières premières en question. Je ne suis pas du tout un spécialiste du secteur textile, je n'y connais même rien, mais peut-être qu'une bonne dose de volontarisme peut changer les choses. Et on en est réduit à attendre les colis de masques en provenance de Chine, peut-être les gouvernants devraient-ils se mettre à produire des masques en tissus à un niveau industriel. Ces masques sont moins efficaces que des masques chirurgicaux, mais ils sont moins inutiles que ce qu'on veut bien nous raconter.


Un autre argument qui me revient est  : « Les masques, cela ne sert à rien pour celui qui n'est pas infecté ». La propagande qui a raconté des semaines durant que les masques ne servent à rien, uniquement parce que les gouvernements imprévoyants et inconséquents sont en pénurie de masques laissent malheureusement des traces. À cela, je répondrai deux choses :


1°) Sans faire de tests, vous ne pouvez pas savoir si vous êtes infecté ou non. Dans le doute, pour prémunir les autres, je vous recommande de porter un masque chirurgical, un masque artisanal, un foulard ou une écharpe ainsi que des gants (selon ce dont vous disposez). En outre, avoir un résultat négatif à un test prouve juste que vous n'avez pas la maladie covid-19 à l'instant t, rien ne vous dit qu'en faisant la file pour passer le test, le gars devant ou derrière vous ne vous a pas éternué tous ses petits coronavirus à la figure et que vous êtes maintenant contaminé.


2°) Il y a des études scientifiques qui attestent d'une efficacité relative (pas totale, mais réelle) des masques chirurgicaux et des masques en tissus pour se prémunir soi-même de la contagion. Je mets le lien de ces études en description.


Pour terminer, deux précisions importantes : a) politiquement, je demande des masques POUR TOUT LE MONDE, mais j'admets parfaitement que la priorité est de les délivrer d'abord pour les malades et le personnel soignant. Ensuite aux personnes âgées et à risque (qui ont un problème cardiaque, des problèmes respiratoires, etc...). Ensuite aux personnes qui travaillent et s'exposent à fréquenter d'autres qui peuvent les contaminer comme des caissiers et caissières au supermarché, des policiers, des livreurs, etc... Mais on ne doit pas perdre de vue la volonté politique de fournir ces masques à tout le monde.


b) Porter un masque et des gants ne vous dispense aucunement des autres moyens de lutte contre la propagation du coronavirus : garder ses distances les uns avec les autres, se laver les mains très régulièrement, nettoyer les surfaces de contact que des mains pourraient toucher, rester le plus soi chez soi confiné, tousser et éternuer dans le coude ou dans un mouchoir réutilisable, etc...




Frédéric Leblanc,
le 25 mars 2020.



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