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mercredi 23 septembre 2026

La garde de la vigilance (V, 96 à 98)

 

La garde de la vigilance (V, 96 à 98)

Commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva


96. Tout comme le Protecteur s'allongea pour passer dans le Nirvāna,

Je me tournerai vers la direction appropriée ;

Vigilant, je prendrai d'abord la ferme décision

De me lever promptement.


97. Il est dit que les pratiques

Des bodhisattvas sont innombrables.

Mais, assurément, je mettrai en œuvre autant que je le peux

Celles pour la purification de l'esprit.


98. Trois fois le jour et trois la nuit,

Je réciterai le Soûtra des Trois Collections

Car, en prenant appui sur les Vainqueurs et les Bodhisattvas,

Je purifierai les fautes qui me restent.






Steve McCurry







Dans le bouddhisme, le sommeil est un moment délicat. En effet, le but d'un bouddhiste est de devenir un bouddha, un « éveillé », et à quel moment est-on moins éveillé que quand on dort ? Dans la méditation, on pratique la pleine conscience, mais comment pratiquer la pleine conscience quand on est pleinement inconscient ?


Au début où je pratiquais le bouddhisme, je fréquentais un centre tibétain où un gars avait lu dans le Livre des Morts Tibétain qu'il ne fallait pas dormir comme un animal, et il avait pris ce passage très au sérieux, un peu trop sérieux. Ce qui fait qu'il se désolait tous les jours d'avoir encore dormi comme un animal. En fait, il n'y a pas à se désoler ! Nous sommes aussi des animaux et nous avons besoin de dormir. Il faut des années de pratiques acharnées de la méditation pour instiller un peu d'attention juste et de conscience éveillée dans l'inconscient du sommeil profond et dans le rêve, et encore, toujours des petites doses englouties dans une nuit d'oubli et de chaos onirique.


Le Bouddha est mort dans la posture du lion couché : allongé sur le flanc droit, tourné vers l'occident. L'occident est simplement là où se couche le soleil. Le mot même d'occident vient du latin « occidere » occire, mourir. Les bouddhistes recommandent souvent de dormir dans cette position du lion couché, mais vraiment je ne suis pas certain que ce soit absolument nécessaire. Dormez dans la position qui vous est la plus confortable pour avoir de bonnes nuits réparatrices !


Shāntideva recommande ensuite de ne pas traîner dans son lit et de se lever promptement. Pas de grasse mat' pour les apprentis bodhisattvas ! L'idée est de reprendre la garde de la vigilance et le contrôle de l'esprit le plus vite possible. C'est un peu contradictoire quand on sait que la légende a fait de Shāntideva un moine qui dormait tout le temps. Mais rien n'empêche de penser que Shāntideva pratiquait une forme de yoga du rêve, un exercice de conscience éveillée au sein même du sommeil profond et du rêve. Et ce que les autres prenaient pour une invraisemblable paresse était toute autre chose en fait.


Shāntideva évoque ensuite la diversité des pratiques du bodhisattva, mais l'essentiel est la purification de l'esprit selon lui. On retrouve toujours cette insistance sur l'esprit typique du bouddhisme du Grand Véhicule. Dans cet ordre d'esprit, il recommande la lecture du Soûtra des Trois Collections, qui fait partie d'un soûtra plus long : le Soûtra des Questions d'Upali1, qui, lui-même, est une partie du Soûtra de l'Amas de Joyaux (Ratnakūṭa Sūtra en sanskrit) dans la tradition du bouddhisme du Grand Véhicule.


Le Soûtra des Trois Collections est très lu dans le bouddhisme tibétain, probablement du fait de l'influence de Shāntideva. Les Tibétains le rangent dans ce qu'ils appellent les « cinq soûtras royaux ». Il est parfois appelé « Soûtra des Trente-Cinq Bouddhas » ou encore « Soûtra de Confession ». La première collection est un hommage par prosternation aux Trente-Cinq Bouddhas. La deuxième collection est la confession des fautes que le bodhisattva peut commettre. Et enfin, la troisième collection est la dédicace des mérites obtenus par cette pratique de purification. Attention, la version que l'on trouve dans le bouddhisme tibétain voit quelques ajouts liés au tantrisme comme des prières au guru.








1 « Determining the Vinaya : Upali's Question » (Vinayaviniścayopāliparipṛcchāsūtra)

https://84000.co/translation/toh68?toh=toh68&left=open%3Atoc&right=closed%3Aendnotes&main=open%3Atranslation

Le « Soûtra des Trois Collections » (Triskandhadharmasūtra) va de 1.42 à 1.53 au sein de ce « Soûtra des Questions d'Upali ».








Bouddha couché (Grottes d'Ajanta, état du Maharashtra, Inde)






Le reste du commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva: 


Chapitre I : Les bienfaits de l'esprit d'Eveil


Chapitre II: Le dévoilement des fautes


Chapitre III : La prise de l'esprit d'Eveil


Chapitre IV : L'attention


Chapitre V: 

- La garde de la vigilance (V, introduction)

- La garde de la vigilance (V, 1 à 5)

- La garde de la vigilance (V, 6 à 8)

- La garde de la vigilance (V, 9 à 14)

- La garde de la vigilance (V, 15 à 18)

- La garde de la vigilance (V, 24 à 29)

- La garde de la vigilance (V, 30 à 33)

- La garde de la vigilance (V, 34 à 38)

- La garde de la vigilance (V, 39 à 42)

- La garde de la vigilance (V, 43 & 44)

- La garde de la vigilance (V, 45 à 53)

- La garde de la vigilance (V, 54 à 58)

- La garde de la vigilance (V, 59 & 60)

- La garde de la vigilance (V, 61 à 67)

- La garde de la vigilance (V, 68 à 70)

- La garde de la vigilance (V, 71 à 73)

- La garde de la vigilance (V, 74 et 75)

- La garde de la vigilance (V, 76 à 78)

- La garde de la vigilance (V, 79 & 80)

- La garde de la vigilance (V, 81 à 84)

- La garde de la vigilance (V, 85 à 87)

- La garde de la vigilance (V, 88 à 90)




Chapitre V: La garde de la vigilance





Deux traductions peuvent être trouvées en langue française du Bodhicaryāvatāra
- « La marche vers l'Éveil », Comité Padmakara, Saint-Léon-sur-Vézère (France), 2007 (2e édition), 
- « Vivre en héros pour l'Éveil », Georges Driessens, Seuil/Points Sagesse, Paris, 1993.





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dimanche 20 septembre 2026

La garde de la vigilance (V, 91 à 95)

 

La garde de la vigilance (V, 91 à 95)

Commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva



91. Je recouvrirai (de terre)

Le crachat ou le cure-dent que j'ai jeté ;

Il est blâmable d'uriner

Dans l'eau et le sol utilisés (par autrui).


92. Je ne dois pas manger à pleine bouche,

Avec bruit ou en ouvrant largement la bouche,

M'asseoir les jambes pendantes,

Ni me gratter les deux bras en même temps.


93. Je ne dois pas voyager, ni m'asseoir

Ni loger dans la même pièce qu'une femme d'autrui.

En bref, ayant observé et interrogé,

J'éviterai ce qui choque le monde.


94. Je ne ferai pas signe avec le doigt,

Mais, respectueusement et de la main droite,

Les doigts tendus,

J'indiquerai le chemin.


95. Je n'agiterai pas les bras avec excès

Et m'exprimerai avec des gestes discrets :

Un signe ou un claquement de doigt.

Autrement, ma conduite serait déréglée.








Kawase Hasui  - 川瀬巴水, 1883–1957
Temple Honmon à Ikegami sous la neige - 1931






L'éthique bouddhiste demande qu'on respecte les conventions de la société dans laquelle nous vivons et que nous exprimions une certaine noblesse dans notre comportement de la vie de tous les jours. Comme le dit Shāntideva, il faut observer la société dans laquelle on vit et éviter de faire des actions ou avoir des attitudes qui choquent le monde. Cette discrétion dans nos rapports sociaux est une forme de respect et de douceur envers les autres.


Sur ce point, l'éthique bouddhiste est on ne peut plus éloignée de l'éthique prônée par les cyniques de l'Antiquité grecque, à commencer par Diogène le Chien qui vivait dans un tonneau, insultait les gens qui lui déplaisaient et se masturbait en rue. Bien sûr, les conventions sociales ne sont que des conventions, des manières d'être inventées par la culture ambiante ; et les conventions sont parfois, voire même souvent le lieu de l'hypocrisie sociale. Mais le choix du bouddhisme est de ne pas rejeter la société dans son ensemble quand bien même cette société est loin d'être parfaite.


Donc, il faut avoir un minimum de respect pour l'étiquette, ne pas avoir des paroles et des attitudes vulgaires, ne pas heurter délibérément les autres membres de la société et respecter l'hygiène de manière générale. Comme je l'expliquais dans mon commentaire de la strophe 88 à 90, ces règles de vie sont relatifs à une culture et à une époque donnée : certains choses qui choquent l'opinion publique à une époque sont parfaitement acceptées à d'autres, et vice-versa, et pareillement d'un pays à l'autre. Par exemple, quand vous offrez un cadeau au Japon, il faut obligatoirement offrir le cadeau avec ses deux mains, s'incliner devant la personne à qui vous offrez le cadeau, sinon cela apparaîtra comme du mépris aux yeux du Japonais, alors qu'un Occidental ne se formalisera aucunement et tendra son cadeau d'une main et en faisant une petite tape amicale sur le dos de son ami. Comme le disait le philosophe et scientifique, Blaise Pascal : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà »1. Il faut donc observer les us et coutumes du pays dans lequel on vit et s'y adapter : ne mangez ostensiblement à midi en période de ramadan dans un pays musulman, et ne faites pas la bise à tout le monde dans un pays asiatique !


Je me souviens d'une déclaration de Swami Prajñanpad (un maître hindouiste du Vedanta non-dualiste ayant vécu au XXème siècle). Il critiquait le Bouddha parce que, selon lui, le Bouddha aurait importé son étiquette d'aristocrate (Siddhartha faisait partie de la caste des nobles, les kshatriyas) dans la conduite éthique des moines bouddhistes. Personnellement, je ne vois pas où est le problème : certes, il ne faut pas être trop guindé et accorder une importance excessive à l'étiquette et aux bonnes manières, mais je pense aussi qu'il ne faut pas être trop avachi, qu'il faut éviter la vulgarité le plus possible et qu'idéalement, il faut témoigner d'un minimum de noblesse dans son comportement quand bien même on ne serait pas soi-même issu des rangs de l'aristocratie.







1 Blaise Pascal, « Les Pensées », fragment 294 dans l'édition Brunschvicg, 94 dans l'édition Sellier, 60 dans l'édition Lafuma.







Le reste du commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva: 


Chapitre I : Les bienfaits de l'esprit d'Eveil


Chapitre II: Le dévoilement des fautes


Chapitre III : La prise de l'esprit d'Eveil


Chapitre IV : L'attention


Chapitre V: 

- La garde de la vigilance (V, introduction)

- La garde de la vigilance (V, 1 à 5)

- La garde de la vigilance (V, 6 à 8)

- La garde de la vigilance (V, 9 à 14)

- La garde de la vigilance (V, 15 à 18)

- La garde de la vigilance (V, 24 à 29)

- La garde de la vigilance (V, 30 à 33)

- La garde de la vigilance (V, 34 à 38)

- La garde de la vigilance (V, 39 à 42)

- La garde de la vigilance (V, 43 & 44)

- La garde de la vigilance (V, 45 à 53)

- La garde de la vigilance (V, 54 à 58)

- La garde de la vigilance (V, 59 & 60)

- La garde de la vigilance (V, 61 à 67)

- La garde de la vigilance (V, 68 à 70)

- La garde de la vigilance (V, 71 à 73)

- La garde de la vigilance (V, 74 et 75)

- La garde de la vigilance (V, 76 à 78)

- La garde de la vigilance (V, 79 & 80)

- La garde de la vigilance (V, 81 à 84)

- La garde de la vigilance (V, 85 à 87)

- La garde de la vigilance (V, 88 à 90)




Chapitre V: La garde de la vigilance





Deux traductions peuvent être trouvées en langue française du Bodhicaryāvatāra
- « La marche vers l'Éveil », Comité Padmakara, Saint-Léon-sur-Vézère (France), 2007 (2e édition), 
- « Vivre en héros pour l'Éveil », Georges Driessens, Seuil/Points Sagesse, Paris, 1993.





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samedi 19 septembre 2026

La garde de la vigilance (V, 88 à 90)

 

La garde de la vigilance (V, 88 à 90)

Commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva



88. On n'enseigne pas à des personnes irrespectueuses,

À celles qui, tels des malades, sont coiffés d'un turban,

Portent un parasol, un bâton, une arme,

Ou se couvrent la tête.


89. Ni à une femme hors de la présence d'un homme.

L'Enseignement vaste et profond ne sera pas exposé

Aux êtres médiocres, mais je témoignerai un égal respect

Aux Dharmas destinées aux personnes inférieures et supérieures.


90. Je n'introduirai pas au Dharma inférieur

La personne digne du vaste Dharma.

Je n'abandonnerai pas la conduite noble,

Ni n'égarai mes semblables par des soûtras et des mantras.














L'enseignement du Dharma suppose que l'on témoigne un minimum de respect quand on l'écoute et quand on l'enseigne. Cela vaut pour tout enseignement d'ailleurs ! Que ce soit un cours de math, de français ou d'anglais, il faut respecter le professeur ainsi que le cadre de la classe et avoir une attitude favorable à cet enseignement. D'autant plus quand on enseigne la chose la plus sacrée qui soit, le Dharma.


On ne vient donc pas habillé n'importe comment. Évidemment, la question de savoir ce qu'est un habit correct dépend de la culture dans laquelle on vit. Shāntideva nous parle de proscrire le turban et le parasol dans les classes. De nos jours, ce n'est pas vraiment le problème ! Par contre, à notre époque, on ne vient pas en classe avec une casquette ou un grand chapeau, cela sera considéré comme un manque de respect.


On ne vient pas armé en classe. Cela va de soi ! Malheureusement, ce principe n'est toujours pas systématiquement respecté de nos jours. Les journaux nous parlent parfois d'enseignants agressés au couteau. Ce ne sont plus les épées ou les bâtons du temps de Shāntideva, mais c'est extrêmement regrettable et inquiétant quand même !


Ensuite, Shāntideva nous explique qu'on n'enseigne pas à une femme seule sans son mari ou un membre de sa famille présent dans la même pièce. Aujourd'hui, cela paraît complètement daté, mais dans le contexte culturel où a vécu Shāntideva, cela faisait sens, surtout que Shāntideva était un moine bouddhiste qui n'était certainement pas censé rester en présence de la gente féminine.




*****



Ensuite, les deux strophes suivantes me posent véritablement problème : disons-le de but en blanc, je ne suis pas du tout d'accord avec les idées de Shāntideva. Que dit-il ? On ne devrait pas enseigner le Dharma aux « êtres médiocres » ? Qui sont ces êtres médiocres ? On ne le saura pas. Le bouddhisme du Grand Véhicule postule pourtant que tous les êtres sensibles ont la nature-de-Bouddha. Donc en théorie, on doit avoir pour objectif d'enseigner le Dharma ou, au moins, une partie du Dharma à tout le monde, quel que soit les moyens de ces êtres. En pratique, il faudra parfois adapter son enseignement ou aller au plus simple pour des personnes handicapées mentales par exemple ; mais l'esprit d’Éveil devrait nous interdire d'exclure qui que ce soit de l'enseignement du Bouddha, la chose la plus sacrée pour nous.


Il y a bien sûr des gens qui ne veulent pas écouter le message du Bouddha, des gens qui sont contre, des gens qui nous méprisent, des gens qui nous critiquent. Ceux-là n'iront de toute façon à nos enseignements sur le Dharma ! Mais même avec eux, on ne devrait pas renoncer à délivrer la parole du Bouddha, ne serait-ce que par compassion. Il faut se faire à l'idée qu'ils ne nous écouteront pas et qu'ils ne rateront aucune occasion pour nous manquer de respect. Mais notre motivation devrait être de leur proposer l'enseignement du Bouddha dès qu'une occasion se présente ou qu'un débat se produit. Le Dharma est aussi une affaire de persévérance dans l'amour bienveillant.


Ensuite, Shāntideva parle de Dharma inférieur et de Dharma supérieur ; comprenez : le bouddhisme dit du Petit Véhicule (Hīnayāna) est le Dharma inférieur, et le Dharma supérieur et vaste est le Grand Véhicule (Mahāyāna). Shāntideva pense que c'est une faute d'enseigner le Petit Véhicule à quelqu'un qui est capable d'entendre le Grand Véhicule.


Je pense que c'est une erreur grossière et catastrophique de réduire l'enseignement du bouddhisme dit du Petit Véhicule à un enseignement inférieur et méprisable. Dans l'enseignement du bouddhisme dit du Petit Véhicule, vous trouverez les discours que le Bouddha historique a réellement tenu en son temps, de son vivant. Comment des bouddhistes peuvent-ils rabaisser cet enseignement ? Mesure-t-on seulement l'ampleur de la catastrophe ? Comment les bouddhistes du Grand Véhicule ont-ils pu discréditer à ce point la parole même du Bouddha ? Ce sont des enseignements incroyables pour une Voie incroyables, et vous venez dire que ce sont des petits enseignements ! Misérables imbéciles !


Quand vous lisez un soûtra du bouddhisme dit du Petit Véhicule, vous devriez le lire en ayant la ferme conviction que ce soûtra peut amener vers la sagesse la plus haute et le plein Éveil ! Arrêtez de calomnier la parole du Bouddha !


Attention ! Je ne rejette pas a priori les soûtras du Grand Véhicule, je les lis, je les étudie, et je m'en inspire ; mais je déteste le fait que ceux-ci soient pollués (je dis bien : pollués) par des considérations méprisantes envers le bouddhisme dit du Petit Véhicule. Vraiment, il est temps de faire le ménage dans le bouddhisme du Grand Véhicule. Mahâyânistes de tous les pays, arrêtez de mépriser les enseignements originaux du Bouddha !




*****




Enfin, Shāntideva dit qu'il ne faut pas abandonner la conduite noble et sa motivation qui est de venir en aider à tous les êtres du monde. Dans cet esprit, il ne faut surtout pas les enseignements et les pratiques spirituelles à des fins détournées : chercher uniquement à s'enrichir, chercher à se faire valoir dans la société, chercher à tromper son monde en manipulant les concepts des soûtras pour leur faire dire n'importe quoi. Tout cela doit être proscrit : on devrait enseigner le Dharma pour libérer les êtres !








Le reste du commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva: 


Chapitre I : Les bienfaits de l'esprit d'Eveil


Chapitre II: Le dévoilement des fautes


Chapitre III : La prise de l'esprit d'Eveil


Chapitre IV : L'attention


Chapitre V: 

- La garde de la vigilance (V, introduction)

- La garde de la vigilance (V, 1 à 5)

- La garde de la vigilance (V, 6 à 8)

- La garde de la vigilance (V, 9 à 14)

- La garde de la vigilance (V, 15 à 18)

- La garde de la vigilance (V, 24 à 29)

- La garde de la vigilance (V, 30 à 33)

- La garde de la vigilance (V, 34 à 38)

- La garde de la vigilance (V, 39 à 42)

- La garde de la vigilance (V, 43 & 44)

- La garde de la vigilance (V, 45 à 53)

- La garde de la vigilance (V, 54 à 58)

- La garde de la vigilance (V, 59 & 60)

- La garde de la vigilance (V, 61 à 67)

- La garde de la vigilance (V, 68 à 70)

- La garde de la vigilance (V, 71 à 73)

- La garde de la vigilance (V, 74 et 75)

- La garde de la vigilance (V, 76 à 78)

- La garde de la vigilance (V, 79 & 80)

- La garde de la vigilance (V, 81 à 84)

- La garde de la vigilance (V, 85 à 87)



- La garde de la vigilance (V, 91 - 95)


Chapitre V: La garde de la vigilance





Deux traductions peuvent être trouvées en langue française du Bodhicaryāvatāra
- « La marche vers l'Éveil », Comité Padmakara, Saint-Léon-sur-Vézère (France), 2007 (2e édition), 
- « Vivre en héros pour l'Éveil », Georges Driessens, Seuil/Points Sagesse, Paris, 1993.





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