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dimanche 21 juin 2026

Liens vers le " Traité du Milieu", de Nāgārjuna :

 Traité du Milieu,  de Nāgārjuna 

Liens vers les différents chapitres



- Chapitre XII : Analyse de la souffrance

- Chapitre XIII : Analyse des formations


- Chapitre XIV : Analyse du contact


- Chapitre XV: L'analyse de la nature propre


- Chapitre XVI : L'analyse de l'asservissement et de la libération














Analyse de la nature propre (Nāgārjuna)

 



Le Traité du Milieu

Nāgārjuna





Chapitre XV : Analyse de la nature propre



1. L'émergence d'une nature propre

À partir de causes et de conditions est illogique.

Si elle émergeait à partir de causes et de conditions,

Cette nature serait fabriquée.



2. Comment une nature propre dite « créée »

Serait-elle pertinente ?

Une nature propre n'est pas fabriquée

Et ne dépend pas d'autre chose.



3. S'il n'existe pas une nature propre,

Comment aurait-on une nature autre ?

La nature propre d'une nature autre

Sera appelée « nature autre ».



4. En-dehors d'une nature propre

Et d'une nature autre, que chose existera ?

Si une nature propre et une nature autre existent,

Des choses seront établies.



5. Si une chose n'est pas établie,

Une non-chose ne le sera pas non plus.

Car la transformation d'une chose,

Le monde l'appelle « chose ».



6. Ceux qui conçoivent une nature propre, une nature autre,

Des choses et des non-choses,

Ne perçoivent pas l'ainsité

Du discours du Vainqueur.



7. Dans son Instruction à Kātyāyana1,

Le Bienheureux, connaisseur des choses et des non-choses,

A réfuté à la fois

L'existence et l'inexistence.



8. Une nature propre

Ne devient pas inexistante.

Qu'une nature propre se transforme

Est tout à fait irrationnel.



9. (Objection) Si la nature propre n'existe pas,

Qu'est-ce qui change ?

(Réponse) Si la nature propre existe,

Qu'est-ce qui change ?



10. Dire « existe » est une saisie de permanence,

Dire « n'existe pas » est une vue d'annihilation.

C'est pourquoi les sages ne devraient pas demeurer

Dans l'existence ou la non-existence.



11. Ce qui existe est en soi permanent,

Car cela ne devient pas non-existant ;

Dire que ce qui est apparu antérieurement est à présent inexistant

A pour conséquence l'annihilation.






1 Kātyāyana, aussi Mahākātyāyana (Grand Kātyāyana) ou Mahākaccāna en pâli, était un des grands disciples du Bouddha. Nāgārjuna fait ici référence au Soûtra de Kaccāyanagotta :

https://lerefletdelalune.blogspot.com/2013/11/kaccayanagotta-sutta.html










Matt Wisniewski  





Traité du Milieu,  de Nāgārjuna :


- Chapitre XII : Analyse de la souffrance

- Chapitre XIII : Analyse des formations

- Chapitre XIV : Analyse du contact


Liens vers les différents chapitres du "Traité du Milieu"





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samedi 20 juin 2026

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 18, 19 & 20)

 

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 18, 19 & 20)

Commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva



18. Dès l'instant où l'on a parfaitement saisi cet esprit

Avec la pensée de ne pas s'en détourner,

Afin de libérer entièrement

Les êtres des mondes infinis.


19. Dès ce moment,

Même dans le sommeil ou l'inattention,

De multiples façons, la force de mérite

Pareille à l'espace s'écoule sans interruption.


20. Cela, l'Ainsi-Allé l'a lui-même

Déclaré, avec preuve à l'appui,

Dans les Questions de Subahu,

Pour le bien des êtres d'aspiration inférieure.


Shāntideva





Alfons Mucha, Rêverie du soir, 1898







Les strophes 15 et 16 faisaient la distinction entre esprit d’Éveil (bodhicitta) d'aspiration et esprit d’Éveil d'engagement. La strophe 17, même si elle reconnaissait la valeur de l'esprit d’Éveil d'aspiration, constatait que l'esprit d’Éveil d'engagement rapportait beaucoup plus de mérites que celui qui s'en tient à espérer un jour venir en aide aux êtres sensibles. En fait, l'esprit d’Éveil d'engagement est comme entrer dans le courant de la libération. Imaginez une rivière de montagne au flot impétueux : une fois que vous plongé dans cette rivière, vous n'avez plus à faire d'effort pour aller en aval de cette rivière, le courant vous y emmène. Vous développez de la compassion et de la bienveillance envers les êtres non pas du fait d'un acte de volonté, mais parce votre conscience irradie naturellement cette compassion et cette bienveillance. Et vous ne vous rendez même plus compte que vous aidez les gens : vous avez fait ce qui vous semble naturel.


L'entrée dans le courant est le premier fruit de la libération dans le bouddhisme du Petit Véhicule : l'entré-dans-le-courant (Sotāpanna en langue pâlie) voit se développer en lui le Dharma spontanément, naturellement, sans effort. Shāntideva se place, lui, dans le bouddhisme du Grand Véhicule avec cette différence essentielle que l'entré-dans-le-courant du Petit Véhicule aspire à échapper au cycle des naissances et des morts, le samsāra. Les stades qui succèdent à l'entrée-dans-le-courant sont : le retour unique, le non-retour et enfin l'Arahant qui est définitivement libéré des attaches du samsāra et s'éteint complètement au moment de la mort.


Pour Shāntideva et les autres tenants du Grand Véhicule (Mahāyāna), l'esprit d’Éveil (bodhicitta) conduit à vouloir libérer tous les êtres sensibles de la souffrance et ne pas quitter le samsāra tant que cela ne sera pas fait. Le bodhisattva aspire à renaître encore et encore pour aider les êtres là où l'arahant (ou arhat en sanskrit) s'est détaché de toute attache envers ce monde.


Ceci étant dit, l'entrée dans le courant est, me semble-t-il, très similaire dans les deux Véhicules : l’Éveil dans son état le plus pur surgit spontanément et naturellement en nous sans que notre volonté soit aux commandes. L’Éveil est ainsi essentiellement un lâcher-prise, un non-agir.


En conséquence, le travail spirituel est plus de permettre cette irruption, ce jaillissement de l’Éveil plutôt que de vouloir à tout prix faire le bien et s'acharner dans l'effort pour faire advenir les bonnes qualités. Le travail spirituel est plus de travailler au bon terrain favorable qui verra l'émergence de l’Éveil et surtout d'être ouvert et disponible à l'émergence de cet Éveil des bouddhas.


C'est une vaste question que ce rapport entre l'agir et le non-agir sur le chemin spirituel (vous trouverez de précédentes réflexion sur ce thème sur le Reflet de la Lune – voir plus bas), mais l'essentiel est de bien comprendre qu'en travaillant encore et encore à produire l'esprit d’Éveil, la bodhicitta, il y a un stade où vous plongez dans le courant du Dharma et l'esprit d’Éveil se manifeste en vous, surgit en vous à tout moment, matin, midi et soir. Et cet esprit d’Éveil se manifeste même dans les moments où vous n'êtes pas spécifiquement focalisé sur la spiritualité, quand vous faites vos courses ou que vous jouez aux échecs par exemple. Cet esprit d’Éveil peut même agir dans vos rêves ou votre sommeil quand votre volonté est complètement engourdie.


Le mérite n'est plus conditionné à l'agir : notre bonne volonté, nos efforts à faire le bien, mais ce mérite se déploie sans résistance dans toutes les moments de votre existence. Comme le dit Shāntideva : « la force de mérite pareille à l'espace s'écoule sans interruption ».


Shāntideva appuie son propos avec le Soûtra des Questions de Subāhu (Subāhuparipṛcchā-sūtra 1) qui fait partie d'une collection de 49 soûtras du Grand Véhicule, appelée Mahāratnakūṭa Sūtra, le Soûtra du Grand Amas de Joyaux. Ce Soûtra du Grand Amas de Joyaux est souvent associé à l'école Cittamātra (« Esprit Seulement »), encore appelée Yogāchāra. Ce qui explique pourquoi Shāntideva, tenant de l'école du Milieu (Madhyamaka), précise que le Soûtra des Questions de Subāhu s'applique « pour le bien des êtres d'aspiration inférieure »2.


Le Soûtra des Questions de Subāhu st un texte où le Bouddha passe en revue les six perfections du bodhisattvas (générosité, discipline, patience, persévérance, concentration et sagesse) et les explique en détail. Dans le chapitre sur la perfection de persévérance (ou de diligence selon la traduction), le Bouddha dit ceci à Subāhu 3 :


« Comment un bodhisattva accomplit la perfection de persévérance ? Les bodhisattvas s'entraînent avec application à cela en pensant ce qui suit : Dans les dix directions4, il y a des systèmes de mondes infinis et sans nombre, et dans chacun de ceux-ci il y a d'innombrables êtres sensibles. Donc cette multitude d'êtres sensibles infinie et sans nombre n'a pas de limites ou de fin. Je devrai revêtir l'armure5 pour bénéficier à cette multitudes d'êtres sensibles. Si je revêts effectivement l'armure pour apporter le bonheur à cette multitude d'êtres sensibles, alors même inattentif, distrait ou endormi, les infinies racines de vertu, qui émanent de cet but infini d'être bénéfique et d'apporter le bonheur à tous les êtres sensibles, vont croître, s'étendre et s'épanouir dans le moindre moment de pensées, que ce soit le jour ou la nuit. Ainsi, puisque dans le moindre moment de pensée, se développeront les infinies racines de vertu et une infinie accumulation porteuse d'Éveil, il ne se sera pas difficile d'obtenir le parfait et suprême Éveil. Ceci étant le cas, je devrai tendre vers cette croissance et cette expansion infinie de ces racines de vertu dans la moindre de mes pensées. Sur cette base, je m'assure que le parfait et suprême Éveil ne sera difficile à obtenir. Agissant ainsi, pourquoi est-ce que je relâcherai ma persévérance, même au coût de ma propre vie, quand cela me permet d'atteindre le parfait et suprême Éveil.


En outre, Subāhu, les bodhisattvas s'entraînent avec application à cela en pensant ce qui suit : même ceux qui veulent et dépasser seulement les souffrances de l'âge dans l'intérêt de la multitude infinies des êtres sensibles, auront des infinies racines de vertus croissant et s'étendant dans le moindre moment de pensée. Cela étant dit, combien plus encore ce sera le cas pour ceux qui aspirent à éliminer pour l'infinie multitude des êtres sensibles les souffrances de la naissance et de la mort, leur souffrance d'être séparés de ce qu'ils aiment et la souffrance d'être en présence de ce qu'ils détestent, leur souffrance de ne pas acquérir ce qu'ils veulent, la souffrance des naissances animales et du monde de Yama, la souffrance des enfers, des enfers froids et des enfers chauds ?


En outre, Subāhu, les bodhisattvas s'entraînent avec application à cela en pensant ce qui suit : même ceux qui veulent éliminer la souffrance de la multitude infinie des êtres sensibles juste pour le temps d'une simple pensée auront des infinies racines de vertus croissant et s'étendant dans le moindre moment de pensée. Cela étant dit, combien plus encore ce sera le cas pour ceux qui aspirent à éliminer toutes les souffrances – de la souffrance de la naissance aux souffrances du devenir – de l'infinie multitude des êtres sensibles à travers des âges infinies et incommensurables qui iront et viendront au fil du temps ? »








1 On trouvera une traduction en anglais du Soûtra des Questions de Subāhu ici : https://84000.co/translation/toh70?toh=toh70&left=open%3Atoc&right=closed%3Aendnotes&main=open%3Atranslation


2 Note de l'auteur : Je me contente ici d'expliquer le texte de Shāntideva. Je précise que, personnellement, je ne cautionne aucunement cette hiérarchisation polémique des soûtras et des écoles philosophiques du bouddhisme. Quand on lit un soûtra du Bouddha, on devrait tout le temps lire et considérer ce texte comme si on avait devant soi le texte suprême de la parole du Bouddha. Et on devrait impliquer tout son être à s'améliorer soi-même grâce à l'influence positive de ce texte et développer son esprit d’Éveil, quel que soit le soûtra en question : soûtra du « Petit Véhicule » pour reprendre la terminologie des pratiquants du Grand Véhicule (il conviendrait mieux de parler de « bouddhisme ancien » ou de « canon pâli ») ou soûtra du Grand Véhicule.


3 Soûtra des Questions de Subāhu (Subāhuparipṛcchā-sūtra), op. cit., 1.49, 1.50, 1.51. Je traduis de l'anglais vers le français.


4 Les dix direction sont les quatre points cardinaux (est, sud, ouest, nord), les quatre points intermédiaires (nord-est, sud-est, sud-ouest, nord-ouest) ainsi que le haut et le bas.


5 Revêtir l'armure d'un bodhisattva signifie ici symboliquement : engendrer l'esprit d'Éveil, la bodhicitta.







Liens des commentaires précédents :








Nébuleuse d'Orion vue par Hubble








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mercredi 17 juin 2026

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 17)

 

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 17)

Commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva


17. Quoique de grands fruits naissent dans le samsâra

De l'esprit qui aspire à l’Éveil,

Il ne suscite pas un flot ininterrompu de bienfaits

Comme l'esprit d'engagement.


Shāntideva





Edward Julius Detmold (1883 - 1957)





On a vu dans les strophes 15 et 16 qu'on pouvait distinguer l'esprit d’Éveil d'aspiration et l'esprit d’Éveil d'engagement. L'esprit d’Éveil d'aspiration est le souhait, l'envie, la volonté d'agir pour le bien de tous les êtres sensibles dans l'univers ainsi que tous ces êtres sensibles soient libérés du samsâra et de ses conditionnements catastrophiques. L'esprit d’Éveil d'engagement, c'est d'agir effectivement dans le sens de l’Éveil, de faire les choses concrètement, d'entrer dans ce grand courant libérateur qu'est le plein Éveil des Bouddhas.


Cette distinction est faite pour expliquer la contradiction de quelqu'un qui n'aurait que l'expression « bodhicitta » ou « esprit d'Éveil » à la bouche, mais dans la vie courante, ne serait pas spécialement une personne éveillée, voire même simplement généreuse, disciplinée, respectueuse, attentionnée. Avant de partir en voyage, il faut souhaiter partir en voyage. Et parfois on passe beaucoup à rêver à son voyage, à consulter des guides de voyages, à étudier des cartes avant de partir concrètement.


Évidemment, ce n'est pas la même chose de rêver dans sa chambre aux contreforts de l'Himalaya et de se retrouver concrètement dans les paysages majestueux de l'Inde ou du Népal. Pareillement, les bienfaits que l'on peut tirer de l'esprit d'Éveil d'aspiration sont nettement moindres que les bienfaits de l'esprit d'Éveil d'engagement.


Même si les bienfaits de l'esprit d'Éveil d'aspiration sont loin d'être nuls. En effet, c'est déjà très positif de souhaiter que les autres soient libérés de la souffrance et de l'ignorance. Mais c'est sans mesure avec le fait de manifester un véritablement engagement dans l'Éveil : c'est comme si un courant puissant venait charrier son lot de bienfaits pour vous-même et pour les autres.










Liens des commentaires :


mardi 16 juin 2026

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 15 & 16)

 

Les bienfaits de l'esprit d'Éveil (I, 15 & 16)

Commentaire du Bodhisattvacaryāvatāra de Shāntideva


En résumé, l'esprit d’Éveil

Doit être connu comme ayant deux aspects :

L'esprit d'aspiration à la plénitude

Et l'esprit d'engagement vers la plénitude.


Leur différence est la même que celle qui sépare

Le désir de partir et la mise en route.

Les sages comprennent ainsi

Leur spécificité respective.














Ici, nous avons une distinction essentielle dans la bodhicitta : l'esprit d’Éveil d'aspiration et l'esprit d'Éveil d'engagement. L'esprit d’Éveil d'aspiration est simplement le souhait que les êtres sensibles partout dans l'univers atteignent l'état de Bouddha, l'état de plein Éveil, libéré de toute souffrance, libéré de toute insatisfaction. L'esprit d'Éveil d'engagement, c'est œuvrer activement pour que cela arrive, c'est travailler activement à la propagation de l'Éveil.


L'image que Shāntideva donne est simple : imaginez que vous ayez pour projet de partir en Inde. Vous avez cette envie de partir en Inde, vous commencez des démarches pour avoir un visa qui vous permettra d'entrer dans le pays, vous vous renseignez sur le pays pour savoir quelle partie de l'Inde vous voulez visiter, quelles sont les coutumes du pays, quels sont les monuments et les coins à visiter, etc... Vous apprenez éventuellement quelques rudiments de hindi ou de tamoul, vous entrez en contact avec une compagnie aérienne pour acheter un ticket d'avion, vous contactez votre médecin pour faire les vaccins nécessaires pour un pays tropical. Tout cela peut être comparé à l'esprit d’Éveil d'aspiration. Quand vous partez effectivement, quand vous commencez votre voyage concrètement, c'est là l'esprit d'Éveil d'engagement.


Cette distinction est essentielle à comprendre : quand quelqu'un développe l'esprit d'Éveil, il n'est pas immédiatement en odeur de sainteté. On peut avoir sincèrement développé l'esprit d'Éveil sans avoir toutes les qualités d'un Bouddha. Nous ne sommes que des êtres humains : on peut manquer de patience, on peut être agité, préoccupé par des sujets matériels que les sages méprisent comme l'argent ou le confort personnel, etc, etc... Il faut un temps certain que toutes les qualités de l'Éveil se développent. Et il est important de développer le souhait de s'améliorer, le souhait ardent de se transformer soi-même, avoir envie de développer toutes les qualités. C'est cela l'esprit d'Éveil d'aspiration.


Il est aussi important d'étudier et de développer des connaissances sur le but à atteindre. Qu'est-ce que cela signifie « être un bouddha, être une personne éveillée » ? Toute cette étude et tout ce questionnement fait aussi partie de l'esprit d'Éveil d'aspiration. C'est comme se renseignement sur les différentes régions de l'Inde, se demander si on a envie d'aller voir le Taj Mahal ou aller dans un monastère de l'Himalaya, bronzer sur une plage de Goa ou méditer au pied de l'arbre de la Bodhi à Bodh-Gaya.









Liens des commentaires :


- Les bienfaits de l'Esprit d'Eveil (I, 1 à 3)

- Les bienfaits de l'Esprit d'Eveil (I, 4)

- Les bienfaits de l'Esprit d'Eveil (I, 5)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I,6)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I,7)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I,8)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 9, 10 & 11)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 12)

- Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (I, 13-14)


Chapitre I : Les bienfaits de l'esprit d'Eveil (liens vers les autres commentaires)





Aviral Sharma







Deux traductions peuvent être trouvées en langue française du Bodhicaryāvatāra
- « La marche vers l'Éveil », Comité Padmakara, Saint-Léon-sur-Vézère (France), 2007 (2e édition), 
- « Vivre en héros pour l'Éveil », Georges Driessens, Seuil/Points Sagesse, Paris, 1993.





Voir aussi :

- Méditation des Quatre Incommensurables


- Le bonheur et les autres


    Le bonheur est-il en nous ? Ou se trouve dans notre relation avec les autres ?


- Qu'est-ce que la compassion?

        On pense parfois que la compassion consiste à s'affliger soi-même de la détresse des autres, mais, dans la philosophie du Bouddha, rien de tout cela : la compassion est définie comme le souhait ardent que les autres soient libérés de la souffrance et des causes de la souffrance.


- Esprit d’Éveil

     Comment produire l'esprit d’Éveil ou bodhicitta? L'esprit d’Éveil est le souhait que tous les êtres soient libérés de la souffrance et deviennent des êtres pleinement éveillés. Les enseignements du lama tibétain Dza Patrül Rimpotché (XIXème siècle). 







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