Pages

lundi 11 mai 2026

Le non-contrôle du souffle

 


Le non-contrôle du souffle


Petits conseils de méditation

(Cinquième partie)



Hier, j'étais à une réunion entre professeurs dans une école où je travaille, et on parlait d'atelier de méditation pour les élèves. Une collègue nous a expliqué qu'elle ne pourrait pas s'occuper de ces ateliers de méditation, car son médecin lui avait formellement déconseillé de pratiquer la méditation : pour elle, la méditation consistait à prendre de longues et profondes inspirations et expirations. Or le médecin lui expliquait que cela générait chez elle de l'hyperventilation et qu'il fallait qu'elle prenne des inspirations et expirations beaucoup plus brève.


Et c'est là que j'ai envie de dire : non, non, et encore non !


La méditation, ce n'est pas prendre des inspirations et expirations très longues et profondes ! La méditation, ce n'est pas contrôler le souffle ! Je voudrais être ferme sur le sujet, car j'ai trop entendu ce genre d'affirmations infondées, ces non-sens durant plus de trente ans à pratiquer la méditation  !


Bien sûr, il peut être utile quand quelqu'un est en état de panique de faire quelques inspirations de manière profonde pour reprendre ses esprits, mais cela ne veut aucunement dire que l'on doit toujours contrôler sa respiration durant la méditation. En fait, la respiration est l'objet de notre attention, pas de notre contrôle ! On est attentif à la respiration, parce que c'est un phénomène physiologique régulier et naturel en nous. Il est intéressant d'avoir le va-et-vient de l'air dans nos poumons comme objet d'attention, car c'est un phénomène auquel on n'accorde pas trop d'attention d'habitude. Il faut vraiment courir le cent mètres et être à bout de souffle pour commencer à conscientiser notre respiration. Or cette respiration est absolument essentielle : sans elle, nous sommes morts. Tout simplement !


Je me rappelle dans les années '90, je fréquentais un dojo zen. Or je suis asthmatique et j'ai parfois une respiration un peu bruyante et sifflante. Il y avait une femme qui m'avait dit là qu'on allait m'apprendre à respirer. Ce genre d'affirmation stupide m'avait mis en rogne et me met toujours en rogne ! On n'apprend pas à respirer ! Un bébé qui vient de naître respire. Il n'a pas appris à respirer. Si on devait apprendre à respirer, vous seriez mort avant d'avoir appris ! La respiration, cela vient tout seul. Et c'est cela qui est intéressant pour faire de la respiration un objet d'attention : ce caractère spontané et toujours présent de la respiration.


Laissez donc la respiration se faire toute seule, et contentez-vous de l'observer minutieusement comme un scientifique qui regarde un micro-organisme dans son microscope. Ne jugez pas votre respiration. En matière de méditation, il n'y a pas de bonne ou mauvaise respiration : la respiration saccadée d'un asthmatique vaut autant que celle d'un apnéiste ! Simplement observer la respiration et laisser les pensées se produire, passer et disparaître. Revenir à l'attention au va-et-vient de la respiration quand on se rend compte que les préoccupations ont capté notre attention. Laisser reposer les émotions, les laisser s'apaiser d'elles-mêmes. Voilà ce qu'est la méditation !


Remarquons également que la respiration n'est pas le seul objet d'attention. Il est pratique, car il dit beaucoup de choses sur nous, sur notre état physique et émotionnel, mais c'est loin d'être le seul. Vous pourriez par exemple focaliser votre attention sur une partie de votre corps. Par exemple, dans la méditation marchée, j'applique mon attention sur la plante de mes pieds qui se déposent au sol à chaque pas et qui expérimentent la pression de mon poids.


Pour conclure, la méditation n'est pas le contrôle du souffle. On devrait aussi voir la méditation comme cherchant le lâcher-prise beaucoup plus qu'une obsession pour le contrôle sur notre corps ou sur notre mental ! Laissez la respiration se faire, développez l'attention et servez-vous cette attention pour développer l'attention au corps, l'attention aux sensations, l'attention au corps et l'attention aux objets de l'esprit.


Comme le disait le Bouddha : « Voici le pied des arbres, voici des endroits isolés. Engagez-vous dans les méthodes du progrès intérieur. Ne prenez pas de retard afin de ne pas avoir plus tard de regrets. Voici nos instructions pour vous tous. »

















Sur la méditation : 



dimanche 10 mai 2026

Tu sais que tu es un être humain.



Tu sais que tu es un être humain.

Est-ce que tu le sais ou l'ignores ?

Ce sourire, il n'est qu'à toi.

Ce tourment, il n'est qu'à toi.

Ces yeux : personne d'autre ne les a.


Demain, tu seras parti.

Demain, sur cette terre bénie,

D'autres courront et riront.

D'autres ressentiront et aimeront,

Les bons comme les mauvais.


Aujourd'hui, le monde t'appartient :

Forêts et collines, vallées profondes.

Il est si urgent de vivre, dépêche-toi !

Il est si urgent d'aimer, dépêche-toi !


Parce que, sur cette terre, tu es un être humain,

Et que tu le veuilles ou non,

Ce sourire, il n'est qu'à toi.

Ce tourment, il n'est qu'à toi.

Ces yeux : personne d'autre ne les a.


Vassyl Andriiovytch Symonenko







Olivier Blum, La Reid (en Belgique)









J'ai découvert ce poème pas plus tard que hier, et je dois dire qu'il me plaît beaucoup. Je connaissais pas du tout l'auteur : Vassyl Symonenko (1935 - 1963). Wikipedia m'a appris qu'il était Ukrainien, qu'il était un dissident dans l'Union Soviétique, et qu'il est décédé à 28 ans, tabassé à mort par une milice locale parce qu'il déplaisait au régime communiste.


J'aime cette idée de se réapproprier notre subjectivité, notre intimité, la façon dont nous ressentons le monde et la vie, qui n'appartient qu'à nous, dans un monde où on ne cesse d'objectiver les êtres humains, de les réduire cyniquement à des statistiques, des quotas, des estimations.


J'aime aussi le rappel de cette urgence de vivre et d'aimer. La vie est fragile, et le temps est comme une avalanche qui, très bientôt, fera tout disparaître, et qui, dès lors, rend absurde les activités obsédantes fondées sur l'agression, la cupidité et le déni de l'autre.


J'aime aussi l'idée que cette subjectivité nous échappe, qu'elle anime spontanément tous les êtres doués de sensibilité, pas seulement ceux qui sont dignes de conscience et considération, mais les bons comme les mauvais. Chacun habite le monde, chacun ressent la vie, chacun traverse son destin d'une manière ou d'une autre. Chacun a le droit au forêt et aux collines ainsi qu'aux vallées profondes.










Stefan Wasser, Vallée de l'Ourthe et château de Fy dans la brume,
vus de la Roche-aux-Faucons



Lirer aussi : 


- C'est beaucoup, et c'est l'ombre d'un rêve


- Sensation (Arthur Rimbaud)


- Joie 


- Sans savoir pourquoi (Sōseki Natsume)








- La craquelure du pain (Marc Aurèle)







- Forêt, prairie et rivière (Merleau-Ponty)





Vassyl Symonenko (1935 - 1963)






samedi 16 août 2025

L'oiseau blessé d'une flèche

 



L'oiseau blessé d'une flèche

Jean de la Fontaine, 1668





Mortellement atteint d'une flèche empennée,
Un Oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait, en souffrant un surcroît de douleur :
Faut-il contribuer à son propre malheur !
Cruels humains ! Vous tirez de nos ailes
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :
Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre.
Des enfants de Japet toujours une moitié
Fournira des armes à l'autre.








Marc Chagall, L'oiseau blessé d'une flèche, 1927







Voici une célèbre fable de la Fontaine inspirée par la fable « L'aigle frappé d'une flèche » d’Ésope. Un oiseau donc est frappé par la flèche d'un chasseur, Jean de la Fontaine, contrairement à Ésope, ne nous dit pas de quel espèce il s'agit. Cet oiseau constate amèrement que la flèche, cette « machine mortelle », est empennée avec la plume d'un autre oiseau :

« Faut-il contribuer à son propre malheur !

Cruels humains ! Vous tirez de nos ailes

De quoi faire voler ces machines mortelles. »



Néanmoins, l'oiseau fait remarquer également que les flèches fabriquées par l'homme et qui terminent la course des oiseaux dans le ciel servent aussi au destin funeste de l'homme dans les guerres et les conflits de toutes sortes. Aujourd'hui, les flèches ont été reléguées au sport et au folklore, mais les balles des chasseurs qui tuent des oiseaux par milliers servent à tuer d'autres êtres humains un peu partout sur le globe.



« Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :

Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre.

Des enfants de Japet toujours une moitié

Fournira des armes à l'autre. »



Dans la mythologie grecque, Japet était un titan qui a combattu aux côtés des autres titans dans la guerre contre les dieux menés par Zeus, la « titanomachie ». Par contre, les enfants de Japet ont été divisés : Menetios et Atlas ont combattu du côté des titans, Prométhée et Épiméthée, eux, se sont ralliés à Zeus et les dieux de l'Olympe. Par ailleurs, Prométhée a donné, contre l'avis des dieux, le feu et les savoirs techniques aux hommes. Ce qui vaudra à Prométhée son terrible châtiment : avoir tous les jours son foie dévoré par un vautour et aux hommes, leur terrible destin de guerres, de violences et de tragédies avec la capacité de forger des armes, ces « machines mortelles ».





******




On peut se demander avec Jean de la Fontaine dans quelle mesure le fait de chasser et de tuer les animaux pour leur chair ne contribue pas grandement à faciliter les guerres et les violences. Si l'homme est un loup pour l'homme, c'est certainement en partie parce que l'homme a été depuis des millénaires un homme pour l'oiseau, pour le sanglier, pour la biche, c'est-à-dire un terrible prédateur qui finit systématiquement par se retourner contre ses congénères. D'une part, on se rend coupable de cette violence à l'encontre des animaux : on les pourchasse, on leur tend des pièges, on les empale, on leur tire dessus. Tout ce qu'on fait à la guerre ou dans les assassinats. D'autre part, une large partie de la population ne participe pas directement à ces mises à mort, mais fait tout pour ignorer ce qu'il se passe vraiment dans ces chasses, dans ces élevages et dans ces abattoirs. On constate la même chose dans les guerres, les injustices et les massacres : on fait tout pour que le grand public ne soit pas trop au courant et on détourne le regard sur des événements futiles qui vont distraire les masses.



Je pense qu'effectivement, abandonner le meurtre des animaux et leur exploitation sordide diminuerait grandement la violence des humains envers les autres humains. Maintenant, certains disent que les guerres s'arrêteraient complètement si on devenait tous véganes. Je ne partage pas cet optimisme envers la nature humaine : il resterait quand même un fond de violence en nous ainsi qu'une insatiable volonté de pouvoir qui mène à toutes les injustices, me semble-t-il. Mais ne serait-ce que diminuer cette violence serait déjà un grand pas pour l'humanité !









Auguste Delierre, L'oiseau blessé d'une flèche, 1870






Lire également :
























lundi 11 août 2025

Posture



Posture


Petits conseils de méditation

(Quatrième partie)





Une question qui revient quand on aborde la méditation est : quelle est donc la posture de méditation correcte ?


D'abord, une remarque importante : au moins en principe, on peut pratiquer l'attention juste dans n'importe quelle position ! Il n'est pas absolument nécessaire d'être dans la posture du lotus pour s'adonner à la méditation, même si c'est cette position qui est retenue pour les statues des Bouddhas en méditation. On peut tout aussi bien être assis en tailleur, assis sur une chaise, debout, couché, à genoux, à cloche-pied, en faisant le poirier, dans une posture improbable de yoga, etc... Quelle que soit la position de votre corps, vous pouvez pratiquer la méditation. Quelle que soit la position de votre corps, vous pouvez développer l'attention au corps, l'attention aux sensations, l'attention à l'esprit, l'attention aux objets de l'esprit, les phénomènes.


C'est important de rappeler cela, car il y a parfois dans les milieux de la méditation, un certain fétichisme de la posture. Je pense par exemple au bouddhisme Zen qui tombe assez souvent, me semble-t-il dans ce travers. L'insistance sur la posture correcte me paraît y être franchement excessive. Je me rappelle d'un livre de Taizen Deshimaru où celui-ci racontait que sa posture était apparue si bonne aux maîtres de son temple qu'on avait commandé une statue en zazen à son effigie. Taizen Deshimaru expliquait qu'il avait toujours essayer de ressembler le plus parfaitement à cette statue. Sauf le respect que je dois à ce maître emblématique, cela me paraît complètement délirant. Vous n'êtes pas une statue, vous n'êtes pas fait de pierre, mais d'os, de muscle et de chair. Et donc, il n'y a rien de sensé à vouloir ressembler à une statue. Vous êtes un être vivant avec vos démangeaisons, vos crampes et vos douleurs articulaires. L'attention juste, c'est précisément en prendre conscience avec la plus grande des minuties, plutôt que de nier votre corps parfois crispé, parfois tendu en cherchant l'idéal d'une statue.


En conséquence, je dis : la posture de lotus, c'est très bien. Mais cherchez d'abord la posture qui vous convient et dans laquelle vous vous sentez suffisamment bien pour rester ainsi de nombreuses minutes, voire des heures. Quand j'étais plus jeune, la posture du lotus était OK. Maintenant je suis plutôt en demi-lotus, voire en tailleur. Mais je comprendrais tout à fait que d'autres personnes pratiquent la méditation sur une chaise, voire en position couchée ou à genou sur un petit tabouret prévu pour la méditation. Chacun fait avec son corps et c'est très bien comme cela !


Il y a bien une rationalité à la posture de lotus. Quand vous êtes debout, la tentation de bouger est beaucoup plus forte. Pareillement, sur une chaise, l'envie de se lever et de partir est plus forte. Inversement couché, vous êtes bien ancré au sol, peu d'envie de bouger, mais par contre, la tentation de s'assoupir et de glisser dans le sommeil est maximale ! La posture de lotus est considérée comme idéale : vous êtes bien droit, peu d'envie de somnoler, et les jambes entrecroisées vous arriment au sol. D'où d'ailleurs le nom même de posture de lotus, votre corps est comme une fleur de lotus qui pousse dans le marécage de la matérialité.


La posture de lotus est donc considérée comme idéale, mais il n'échappera pas à tous ceux qui l'ont essayée que le lotus est très difficile à maintenir pour le commun des mortels, douloureux pour les articulations, voire impossible pour beaucoup de monde ! Donc je réitère l'idée qu'il faut trouver la position qui convient le mieux à votre morphologie pour que votre séance de méditation ne tourne pas à une forme de pratique sado-maso ! Le but est de pratiquer l'attention juste ; pas de revivre les stations du calvaire du Christ le jour de sa crucifixion ! J'ai vu trop de gens dans les centres de méditation déclarer fièrement qu'ils avaient été plus forts que la douleur dans le dos, les genoux ou les articulations sans chercher à prendre conscience de ce genou ou de ce dos douloureux, sans observer minutieusement cette sensation corporelle douloureuse.




*****




Ceci étant dit, il ne faut sombrer non plus dans l'extrême inverse : le relâchement total, l'apathie, la mollesse caractérisée ! Ne soyez pas tendu comme une crampe, mais ne soyez pas effrayé non plus du moindre inconfort ! Tout est une question de milieu ! Un jour, un moine bouddhiste qui avait été auparavant joueur de luth vint trouver le Bouddha et lui demanda comment pratiquer la méditation. Le Bouddha lui demanda comment il accordait son instrument de musique. Le moine lui répondit : « Les cordes ne doivent être ni trop tendues, ni trop relâchées ». Le Bouddha rétorqua alors : « Et bien, dans la méditation, c'est la même chose : vous ne devez ni être trop tendu, ni trop relâché ».


Essayez donc d'avoir le dois le plus droit possible. Encore une fois : sans crispation, mais essayez quand même de vous redresser afin de ne pas finir courbé comme un bossu ! Quand je dis droit, ce n'est pas non plus une notion géométrique : certaines personnes ont un creux naturel dans le bas du dos. N'essayez pas de le résorber complètement. Et si le haut du dos est naturellement complètement voûté, ne vous acharnez pas non plus. Faites votre possible pour vous redresser sans entrer en guerre contre votre anatomie et votre physiologie


Dans le Zen, on donne cette image intéressante de pousser le ciel avec le crâne et de pousser le sol avec les genoux. Un coussin de méditation ou zafu est un accessoire tr ès recommandable pour cela : comme ça, votre bassin est plus haut que vos genoux. C'est un confort précieux, me semble-t-il, mais ce n'est complètement indispensable : dans la Nature, il m'arrive de pratiquer la méditation à même le sol. J'essaie alors de trouver des terrains légèrement en pente si c'est possible afin de retrouver cette situation où le bassin est au-dessus des genoux.


Rentrez également le menton tout en étirant votre colonne. Veillez régulièrement à cela car la somnolence peut nous faire piquer du nez. De manière générale, si vous êtes somnolent, raffermissez votre posture. Soyez plus souple et relâché par contre si vous êtes dans l'agitation et la nervosité.


Quant aux mains, vous avez le choix : vous pouvez poser simplement vos mains ou les poignets sur vos genoux. Ou alors adopter le mudra de la méditation : une main sur la paume de l'autre, les pouces se touchant l'un l'autre et étant parallèles grosso modo avec les paumes. On qualifie souvent cette position des pouces : « ni montagne, ni vallée ». Les pouces ne doivent pas être tombants et rabaissés, ce qui est un signe de somnolence, ni trop élevés, ce qui témoigne plutôt d'agitation interne. Précisons qu'il existe des variantes de cette position selon les écoles : dans le Zen Rinzai par exemple, les pouces sont écrasés sur les paumes. Dans le Zen Sôtô, on précise quelle main doit être sur quelle main, mais quand je fréquentais un centre Zen dans les années '90, j'avais remarqué que, dans les thangkas tibétaines (peintures sacrées) qui représentaient le Bouddha en méditation, c'était l'inverse. Ne soyez donc pas trop maniaque sur le sujet ! L'important est de cultiver l'attention, je ne le rappellerai jamais assez.


Enfin, n'oubliez pas de relâcher les épaules et d'avancer les coudes, qu'ils ne soient pas trop en arrière comme si vous étiez apeuré.


Voilà donc ces petits conseils pour une posture correcte en méditation. Reste à pratiquer encore et encore la méditation. Comme le dit le Bouddha : « Voici le pied des arbres, voici des endroits isolés. Engagez-vous dans la voie du progrès intérieur. Ne prenez pas de retard afin de n'avoir pas, plus tard, de regret. Cela est notre instruction pour vous tous1  ». Bonne méditation donc ! Cultivez bien l'attention et l'esprit d’Éveil !




1Majjhima Nikâya, III, 298 – 302. Mohan Wijayaratna, Sermons du Bouddha, Points / Sagesse, Paris, 2006, pp. 187-195.





















Sur la méditation :