Yves Bonnardel a répondu à mon article « L’animalisme est-il un
humanisme ?» qui défendait l’humanisme dans une perspective antispéciste
et qui critiquait l’antihumanisme d’Yves Bonnardel dans une interview que l’on
peut trouver sur le net. Sa réponse n’a néanmoins pas été une réfutation de mes
propres arguments, mais une suite de liens vers des articles de David Olivier,
autre collaborateur des « Cahiers Antispécistes ». Et en particulier,
il met en exergue un de ses articles : « Je trouve que la première partie de l'article de David, "Pour un radicalisme
réaliste"[1],
met bien en lumière que c'est abusivement que nous rapportons à l'idée
d'humanité (de même qu'à l'humanisme) diverses caractéristiques
positives... ». C’est donc à cet
article de David Olivier que je répondrai ici.
lundi 16 décembre 2013
dimanche 15 décembre 2013
Crois-moi, démon aux éruptions tapageuses et infernales
Crois-moi,
démon aux éruptions tapageuses et infernales ! les plus grands
événements, ce ne sont pas les heures les plus bruyantes, mais nos
heures les plus silencieuses.
Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, 1883-1885.
L'extension de la sympathie selon Charles Darwin
"A mesure que l'homme avance en civilisation
et que les petites tribus se réunissent en communautés plus nombreuses,
la simple raison indique à chaque individu qu'il doit étendre ses
instincts sociaux et sa sympathie à tous les membres de la même nation, bien qu'il soient pas personnellement connus de lui.
samedi 14 décembre 2013
Les animaux aussi intelligents que les hommes, voire plus intelligents qu'eux ?
Je suis tombé hier sur cet article du Huffington Post :
Selon cet article, les humains ne seraient pas les créatures les plus intelligentes
de la Terre, selon les déclarations du docteur Maciej Henneberg, professeur à
l’Université d'Adélaïde. Les animaux, du fait de leurs modes de perception du monde
différents des nôtres, ont des capacités mentales supérieures aux nôtres dans
certains domaines : « Le
fait que les animaux ne puissent apparemment pas nous comprendre, et que nous
ne les comprenons pas, ne veut pas dire que nos 'intelligences' se situent à
des niveaux différents, elles sont juste de nature différente", affirme
Henneberg. Certains animaux marquent leur territoire de manière complexe pour
communiquer. Les humains ne peuvent pas interpréter ces marquages, a-t-il
déclaré, mais "ils sont peut-être aussi riches en information que le monde
visuel."
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scepticisme
Comme un éclair déchire la nuit
Comme un éclair déchire la nuit
Obscure et embrumée, l'espace d'un soudain instant,
Ainsi, par le pouvoir du Bouddha,
Apparaît une rare et brève pensée bienfaisante.
Shântideva, Bodhisattvacaryâvatâra, I, 5.
Obscure et embrumée, l'espace d'un soudain instant,
Ainsi, par le pouvoir du Bouddha,
Apparaît une rare et brève pensée bienfaisante.
Shântideva, Bodhisattvacaryâvatâra, I, 5.
jeudi 12 décembre 2013
La rose est sans pourquoi
La rose est sans pourquoi ; elle fleurit parce qu'elle fleurit,
Elle n'a pas le souci d'elle-même, et ne cherche pas si on la voit.
Angelus Silesius (1624-1677)
Le pélerin chérubinique, I, 289.
Elle n'a pas le souci d'elle-même, et ne cherche pas si on la voit.
Angelus Silesius (1624-1677)
Le pélerin chérubinique, I, 289.
mardi 10 décembre 2013
Celui qui se conquiert lui-même
« On
peut conquérir des milliers et des milliers
D’hommes
dans une bataille ;
Mais celui
qui se conquiert lui-même,
Lui seul est
le plus noble des conquérants »
Le Bouddha, Dhammapada, VIII, 103.
Blaise Pascal, Epictète, Montaigne et la question du stoïcisme au XVIIe siècle
L'article qui va suivre est une étude d'un dialogue entre des jansénistes au XVIIème siècle. Le jansénisme est ce courant intégriste chrétien qui a occupé une place importante dans la vie intellectuelle et spirituelle du XVIIème siècle. Il s'agit d'une doctrine résolument anti-humaniste qui refuse la possibilité pour l'homme de s'améliorer de lui-même et qui insiste de manière centrale sur la grâce que Dieu peut donner ou pas à l'homme empli de foi. Blaise Pascal avec Jean Racine ont été certainement parmi les jansénistes les plus célèbres.
Le dialogue de Blaise Pascal avec un autre janséniste a pour thème l'opposition frontale des jansénistes aux thèses de l'humanisme symbolisé ici par deux de ses deux courants: d'une part, le courant de Juste Lipse et La Mothe Le Vayer qui remet au goût du jour le stoïcisme et défend l'idée d'un homme fort, volontaire, maître de lui-même et de ses passions, grandiose dans ses aspirations philosophiques et spirituelles, et d'autre part, le courant de Michel de Montaigne où l'homme se retrouve face à ses contradictions et ses faiblesses et tente de développer un art de vivre simple et joyeux.
Donc, au-delà de ces considérations chrétiennes sur le salut et la misère de l'homme, le dialogue entre monsieur de Sacy et Blaise Pascal nous laisse une réflexion sur l'humanisme et l'anti-humanisme ainsi que sur les différentes façons de considérer l'homme et la nature humaine au sein de l'humanisme.
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